samedi 30 avril 2011

Kate et William, des amours de tigres

Ils sont mignons tout plein, d'une belle livrée rayée, font la joie des photographes... mais ils ne partiront pas en voyage de noces. Et si des admirateurs étaient tentés de s'approcher d'un peu trop près, gare aux crocs et aux griffes : William et Kate sont de vrais tigres... Ce sont les tout nouveaux pensionnaires du zoo de Rio de Janeiro : un couple de tigres du Bengale baptisés en l'honneur du mariage du couple princier britannique à Londres...
Ils ont été acquis auprès d'un parc d'attractions du sud du Brésil ; les responsables du zoo espèrent que les félins, un mâle et une femelle respectivement âgés de quatre et cinq ans, réussiront à se reproduire en captivité.
Situé en plein coeur du quartier historique de Sao Cristovao, à proximité du Maracana, le temple du football brésilien, le Jardin zoologique compte plus de 500 mammifères, 900 reptiles et 1000 oiseaux, représentant près de 400 espèces du riche écosystème brésilien. Fondé en 1888, ce zoo aujourd'hui installé dans le parc de l'ancienne résidence de la famille impériale portugaise, est le plus ancien du Brésil.

Teyran (34). La guerre des singes a commencé

À Teyran le projet d'installer un « Royaume des singes » dans la forêt communale ne fait pas l'unanimité chez les villageois.
Le gros village résidentiel de Teyran, au nord de Montpellier (Hérault) est en ébullition depuis qu'un couple a décidé d'installer le Royaume des singes dans les arbres d'une forêt communale. Le projet abouti et financé arrive dans quelques jours en enquête publique dans un climat tendu. Ce parc doit accueillir une soixante de magots, des petits singes de l'Atlas en semi-liberté dans des grands espaces boisés et grillagés.
À terme, selon Isabelle et Trichard les promoteurs de ce parc de près de quinze hectares, le Royaume qui comprend aussi des ateliers ludiques pour les enfants pourrait attirer jusqu'à 200 000 visiteurs par an. « Ils veulent installer ce parc d'attractions sur un site boisé classé. Ici, la forêt a eu du mal à se reconstituer après les grands incendies des années quatre-vingt. C'est un milieu fragile. Or, les porteurs du projet ont obtenu le droit de défricher. Et vous comprenez bien que nous n'avons pas envie que les visiteurs viennent chez nous pour voir les singes » explique Éric Bascou, qui porte la contestation et brandit une pétition de plus de 1 500 signatures d'opposants. Il s'apprête à saisir le tribunal administratif de Montpellier. « Actuellement, on ne sait pas quoi faire des magots que certains ont rapportés d'Afrique du Nord. Les quatre sites connus en Europe pour les récupérer sont saturés. À la troisième génération ils seront rendus à la liberté dans leur milieu naturel », répondent Isabelle et Sébastien Trichard qui se défendent de vouloir installer une sorte de « Disneyland du singe » au village. « Ils ont obtenu toutes les autorisations des administrations, y compris le droit de déboiser de l'Office Nationale des Forêts. Cela représente un intérêt considérable pour la région nord de Montpellier. Les visiteurs qui viendront dans ce parc pourront aussi aller visiter les caveaux viticoles. Quand aux réfractaires ? Ici certains s'opposent de père en fils », ajoute Jean Pierre Mollet, le maire qui soutient avec énergie ce projet qui va générer des revenus locatifs à la commune (30 000 €) et une vingtaine d'emplois dont une dizaine peut directement concerner des habitants du village.
Le projet est attendu pour 2012 mais les opposants sont déterminés à empêcher le débarquement des singes.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/04/29/1070644-Teyran-34-La-guerre-des-singes-a-commence.html
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vendredi 29 avril 2011

Ces éléphants veulent revenir à Montauban

Depuis le mois d'octobre dernier ces quatre éléphantes (dépendant des services vétérinaires de Montauban) et la famille du dompteur sont coincées sur un terrain vague de Casablanca. Pour une histoire de visa sanitaire.
Elles sont quatre dont l'âge oscille entre 40 et 45 ans. Elles répondent aux doux prénoms de Sabine, Bélinda, Pira et Dana. Depuis sept mois à part les embruns de l'océan Atlantique et une toile de tente bleue pour les protéger du soleil et du vent marocain, elles « dépriment » à Casablanca en se répétant en boucle comme un des personnages mythiques du film-culte « Les Tontons flingeurs » : « On ne devrait jamais quitter Montauban ». Chacune accuse le poids respectable de 3,5 tonnes et le quatuor ingurgite environ 25 bottes de foin par jour. A joutez à cela la paille, les autres frais de nourriture et vous aurez un petit bout de l'imbroglio qui a transformé les quatre éléphantes de Joy Gartner et sa famille en « sans-papier » ne pouvant revenir en France. À Montauban pour les éléphantes d'Asie (1) qui auraient dû être les vedettes de la tournée 2 011 du cirque Pinder, et à Valence -d'Agen pour le dompteur qui possède dans cette cité devenue capitale régionale du cirque d'hiver… une adresse postale - rue du Château.

Victimes d'une loi européenne

L'histoire est longue et complexe avec peut-être derrière la montée en puissance d'organismes et associations qui comme pour la corrida sont contre les animaux capturés et exhibés au cirque. En 2005 Joy Gartner et ses quatre éléphantes (qui dépendent en surveillance sanitaire de la direction des services vétérinaires de Tarn-et-Garonne) partent en tournée en Roumanie où le numéro est intégré à un cirque. Ensuite l'ensemble débarque en Tunisie, puis au Maroc. Et désire rentrer en Francel'an dernier cinq ans après le départ d'une cité de la côte d'Azur . Mais le carnet ATA qui est un document douanier pour les opérations de transit des animaux (délivré par la chambre de commerce de Marseille) n'est plus en règle. En outre, au Maroc sévit la fièvre aphteuse et la législation du royaume chérifien n'est pas compatible avec celle de l'Union Européenne. Le seul port pouvant accueillir les camions et roulottes de la famille Gartner est celui d'Algésiras. Ensuite il faut obligatoirement passer par une mise en quarantaine. Personne pour l'heure entre Espagne et France ne s'est décidé à dire oui au come-back.
Joy Gartner, son épouse, les enfants vivent près de la corniche de Casablanca sur un terrain vague. Les ressources financières s'épuisent, l'endettement s'accroît (plus de 100 000 € ?) et il faut nourrir les animaux et vivre. C'est difficile.Très difficile.

Une impasse dramatique

Hier matin Joy au téléphone confiait : « On est sur ce terrain poussiéreux depuis le mois d'octobre dernier. C'est long, très long. Les Marocains sont formidables avec nous.Ils sont solidaires. Notamment tous les gens des logements proches de notre petit chapiteau. Mais ce n'est pas une solution. Les animaux ne peuvent éternellement rester dans un enclos. Je sais qu'en France et ailleurs beaucoup de gens me soutiennent, m'écrivent des mails (un groupe de soutien sur Facebook compte plus de 4 000 membres), m'appellent. Mais nous, on voudrait rentrer, car on se trouve dans une impasse dramatique. Ma famille m'envoie de l'argent pour nourrir les animaux mais plus les jours passent, plus on arrive au bout de ce qu'il est possible de faire. Et l'on ne voudrait pas envisager le pire : celui de faire euthanasier les bêtes comme on l'avait évoqué il y a deux mois. »
Reste maintenant à croiser les doigts car une solution pourrait se faire jour en Haute-Garonne si par exemple les services vétérinaires et des douanes trouvent un bâtiment capable d'abriter la mise en quarantaine du quatuor de 14 tonnes qui veut rentrer à tout prix à Montauban.
(1) Le Tarn-et-Garonne et les éléphants c'est une histoire ancienne et parfois tragique. Il y eut la famille Pinder qui vint s'installer vers la fin du XIXe siècle arrivant de Londres à Lavilledieu-du-Temple. Il y eut l'épisode tragique de l'éléphant « Punch » abattu par l'armée et que l'on découvre à l'entrée du muséum d'histoire naturelle de Toulouse. Quant aux cartophiles ils ont en mémoire cet éléphant labourant des champs à proximité de Montauban lors de la Grande Guerre. Quand tous les chevaux avaient été réquisitionnés ou étaient morts dans les batailles des Ardennes et (ou) de l'Est de la France.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/04/28/1069944-Ces-elephants-veulent-revenir-a-Montauban.html

jeudi 28 avril 2011

Quand la protection des pandas sauve des singes

Les mesures prises dans le Sichuan, en Chine, pour protéger la population de pandas a bénéficié à une espèce de singe menacée...
La réserve de Jiuzhaigou a été créée pour permettre aux pandas géants de vivre paisiblement, mais ce ne sont pas eux qui ont le plus profité du calme de la forêt. Une espèce de singe que l’on croyait disparue, les rhinopithèques, auraient refait leur apparition dans la région selon les responsables de la réserve naturelle.
Près de 200 singes auraient été observés par les gardiens, après avoir été avertis par un habitant de la région. Toutefois, aucune photo n’a été prise, ce qui fait planer le doute sur la véracité de ces observations.
Les singes rhinopithèques, dont la principale caractéristique est un nez qui semble amputé, ne vivent qu’en Asie du Sud-est. Leur population ne cesse de décroître à cause de la destruction de leurs habitats naturels et l’espèce est classée menacée sur la liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).
http://www.20minutes.fr/article/713381/planete-quand-protection-pandas-sauve-singes-

mercredi 27 avril 2011

mardi 26 avril 2011

Les oiseaux du Pacifique menacés par le mercure

Une étude menée par des chercheurs américains indique que la quantité de mercure présent dans l'océan Pacifique ne cesse d'augmenter depuis 120 ans. C'est l'analyse des plumes d'albatros à pattes noires, menacés par cette substance toxique qui a permis de faire ces mesures.
Une étude publiée hier dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences porte sur l'évolution des concentrations de mercure dans l'océan Pacifique. C'est en utilisant les plumes d'oiseaux vivants et d'oiseaux naturalisés vieux de 120 ans (de 1880 à 2002) que les scientifiques sont arrivés à la conclusion que de nombreuses espèces d'oiseaux marins étaient menacées.
Comme l'explique un chercheur de l'université de Harvard, Michael Bank, "ces plumes d'oiseaux représentent d'une certaine façon la mémoire de l'océan et les résultats de nos analyses sont comme une photographie de la pollution au mercure dans le passé et le présent dans le Pacifique". Les résultats s'avèrent inquiétants car, comme le précise l'auteur principal de l'étude, Anh-Thu Vo, "cette région abrite plus d'espèces d'oiseaux marins menacés que les autres".
Sciences et Avenir explique que la forme la plus toxique du mercure, le méthylmercure, a été retrouvée sur les plumes d'albatros. De plus, "nous commençons à détecter des concentrations élevées de méthylmercure [...] dans tous les écosystèmes : marins, d'eau douce et terrestres', ajoute le professeur Bank. Enfin, consommer des poissons intoxiqués est également une menace pour la santé des hommes puisque ce neurotoxique peut entraîner de sérieux problèmes sur le développement neuro-moteur des enfants.
http://www.maxisciences.com/mercure/les-oiseaux-du-pacifique-menaces-par-le-mercure_art14063.html

dimanche 24 avril 2011

Loup des Vosges : « C’est la panique totale »

Il a les traits tirés. Patrice Munsch est l’un des trois éleveurs de Ventron. Le plus petit, avec 220 brebis.
Au beau milieu de son troupeau, basé au lieu-dit le Gros Pré, le berger reconnaît qu’il est au bout du rouleau : « Je commence à perdre ma patience et ma passion. Le soir, je veille parfois jusqu’à 2 h du matin avec les techniciens de l’Office national de la chasse. Je ne vois plus mes enfants depuis quinze jours », raconte celui qui a subi deux attaques.
« Pour l’instant, j’ai retrouvé sept brebis mortes et quatorze sont toujours disparues. Sans compter toutes celles qui avortent à cause du stress. Le lendemain de la deuxième attaque, j’ai retrouvé le gros de mon troupeau à 8 km de là où je l’avais laissé la veille. Ce qui est sûr, c’est que quand on voit les coteaux où ont eu lieu certaines attaques, c’est une bestiole qui a la patate. »

« Le loup n’a pas de montre »

Un sifflement, deux instructions à son chien Dédé, et le border collie lui ramène le troupeau : « Je n’ai jamais vu mes bêtes dans un état pareil. Dès que mon portable sonne, elles s’enfuient en courant. C’est la panique totale. Elles sont perdues. »
Pour cet éleveur, le coupable ne fait guère de doute : « Depuis le début, je suis persuadé que c’est un loup. On me dit qu’il est impossible qu’il arrive dans les Vosges avant au moins cinq ans. Comme si cet animal avait un calendrier et une montre ! Nous sommes le seul massif montagneux français où il n’y en a pas. Cela ne peut pas durer. »
Une arrivée qu’il ne verrait pas d’un bon œil : « On fait le plus beau métier du monde. Sauf quand on retrouve ses brebis saignées. Là, on est envahi par un sentiment d’inachevé, et on chiale. »
Le Vosgien aimerait également aussi que les autorités commencent à parler argent. « Ce n’est pas un métier qui rapporte beaucoup, mais là, le manque à gagner devient important. » La Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles évalue chaque brebis à 150 € : « C’est léger quand on sait qu’elles donnent en moyenne 1,5 agneau, et qu’on vend ceux-ci 150 € pièce. »
S’il s’avère que les dommages sont l’œuvre d’un loup ou d’un lynx, espèces protégées, l’Etat devrait les prendre en charge.
L’affaire se complique si le carnage est signé par un chien. Ce sont alors les propriétaires qui devront payer l’addition.
A condition qu’on les retrouve…
http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2011/04/23/c-est-la-panique-totale

samedi 23 avril 2011

vendredi 22 avril 2011