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mercredi 7 août 2013

Le bandit masqué repéré en Alsace-Lorraine

Il doit sa notoriété à un certain Davy Crockett, ce trappeur intrépide tombé en 1836 au côté d’une poignée de résistants sous les balles mexicaines lors du siège de Fort Alamo, au Texas. Le patriote américain, mort au combat, ne quittait jamais son bonnet de fourrure orné de la tête au regard masqué d’un raton laveur. La précieuse relique trône toujours au musée de ce haut fait d’armes à San Antonio. Un siècle plus tard, beaucoup de GI’s engagés dans la campagne de libération de la France avaient choisi l’animal comme mascotte de régiment. Après 1945, le déploiement de bases de l’O tan dans l’Hexagone accéléra l’implantation de l’espèce à proximité des installations yankee. Ces « racoons » ont survécu au départ du contingent américain dans les années soixante. L’exemple le plus connu est celui de l’ex- plate-forme aéroportée de l’US Air Force à Couvron, dans l’Aisne. Plutôt que de ramener leur animal fétiche au pays, les militaires ont préféré s’en débarrasser dans une forêt voisine devenue le principal repaire français du bandit masqué. Chaque année, le piégeage ou la chasse prélèvent une moyenne de 400 individus, un chiffre qui traduit une réelle expansion. Dans d’autres départements plus à l’Est, les mascottes de l’US Army n’ont pas eu le temps, ni la chance de faire souche une fois livrées à elles-mêmes. Mais quand ce client issu de la famille des plantigrades, — celle des ours ! — pointe son museau en Alsace-Lorraine, c’est cette fois en provenance d’Allemagne.

« Celui qui gratte avec les mains »

Car là-bas, les ratons laveurs avaient été importés en masse dans des fermes d’élevage qui se sont multipliées dans l’ex-RFA dans la seconde moitié du XXe siècle. Dopée par les besoins de la pelleterie, cette activité florissante a fini par sombrer sous la pression d’un marché trop concurrentiel. Les rescapés ont su parfaitement exploiter leur nouvelle terre d’accueil. Actuellement, la population germanique est estimée à plus de 100 000 sujets ! Et l’obstacle du Rhin n’en est pas un, pour cet animal aux intentions conquérantes. À Gerstheim, dans le Bas-Rhin, la cellule de recherche sur les animaux prédateurs et déprédateurs de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage suit de très près les velléités d’expansion du raton laveur. Attention particulière que ce colon partage avec le chien viverrin, autre petit carnivore opportuniste venu de la lointaine Russie, mais de plus en plus observé en Alsace, Lorraine et Franche-Comté. « La présence de cette espèce dans l’Est de la France est encore marginale et on ne peut pas parler d’installation durable pour l’instant, mais ce canidé est bien là », confie François Léger, de l’ONCFS. Ce suivi est lié aux conditions d’existence de ces deux espèces dites invasives. Digne des Rapetous de Walt Disney, le raton laveur est classé « nuisible » en raison de l’éclectisme de ses repas. Tout est bon à sa table où il a l’habitude de laver systématiquement le mets qu’il va croquer, qu’il soit propre ou souillé. D’où le sobriquet de « laveur ». Une étrange attitude qui, au passage, n’a jamais été éclaircie par les scientifiques. En France, la vie de « l’arakum », ou « celui qui gratte avec les mains », comme l’avaient autrefois baptisé les Indiens d’Amérique du Nord, n’a donc rien d’un long fleuve tranquille. Mais le brigand masqué a prouvé sa capacité à s’y maintenir…

http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2013/08/07/le-bandit-masque-repere-en-alsace-lorraine

mardi 4 juin 2013

Un raton laveur capturé par les sapeurs-pompiers

Hier après-midi, les sapeurs-pompiers sont intervenus à l'école du Tivoli, à Crouy. Un raton laveur était juché en haut d'une gouttière.
L'AVENUE du Général-Patton, à Crouy, a connu une agitation inhabituelle hier après-midi. Et pour cause ! Les sapeurs-pompiers de Soissons ont en effet été sollicités, peu avant 16 heures, pour une intervention qui sortait fortement de l'ordinaire.
Un animal était juché en haut d'une gouttière sur la façade avant de l'école du Tivoli. Pas n'importe quel animal puisqu'il s'agissait d'un… raton laveur !
« C'est un instituteur qui nous a prévenus », indique le maire, Daniel Moitié. Alors que l'heure de sortie de l'école était proche, la présence du raton laveur a très vite fait venir de nombreux curieux, d'autant que l'animal jetait régulièrement des regards vers le bas, comme s'il se demandait comment tout cela allait se terminer.

Pour les secours, avec à leur tête l'adjudant-chef Laurent Rentz, il n'y avait pas trente-six façons d'atteindre le raton laveur, espèce réputée pour ses qualités tout à la fois de nageur et, cela s'est vérifié hier, de grimpeur.
Avec la grande échelle
Une échelle a été déployée le long de la façade, mais c'est finalement avec la nacelle de leur échelle pivotante automatique que les sapeurs-pompiers ont pu approcher, sans risque, le mammifère aux yeux auréolés de noir, avec l'appui technique du capitaine Audrey Ryckelynck, vétérinaire attachée au centre de secours de Braine.
« Le raton laveur est un animal considéré dans la catégorie des nuisibles en France », explique t-elle.
Impossible évidemment de dire d'où est venu ce raton laveur. « C'est une espèce qu'on ne trouve évidemment pas ici normalement », note le capitaine Ryckelynck, présent dans la nacelle avec ses collègues pour anesthésier l'animal.

Vers 17 heures, l'animal était capturé et pris en charge par les sapeurs-pompiers.
Pour le plus grand soulagement du premier magistrat crouyssien qui ne tenait guère à se retrouver avec un raton laveur dans la nature, près d'une école.

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/un-raton-laveur-capture-par-les-sapeurs-pompiers?xtcr=1&xtmc=raton laveur

mardi 21 février 2012