Affichage des articles dont le libellé est Loutres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Loutres. Afficher tous les articles
dimanche 26 janvier 2014
mercredi 4 avril 2012
vendredi 3 février 2012
Un temps menacée d'extinction, la loutre reconquiert la Bretagne
Sa bonne bouille et son caractère facétieux lui valent un grand capital sympathie du public: la loutre d'Europe, hier en voie d'extinction, reconquiert lentement les cours d'eau de Bretagne, bastion de cette espèce en France avec le Massif central.
Depuis une vingtaine d'années, la loutre recolonise petit à petit les berges des rivières, les zones humides et marais du littoral des quatre départements breton auxquels s'ajoutent la Loire-Atlantique, mais aussi les villes côtières où elle trouve nourriture et protection.
La loutre, solitaire et souvent nocturne, est si discrète qu'il est difficile d'estimer le nombre d'individus dans la péninsule bretonne. "Peut-être entre 600 et 1.000", annonce prudemment le Groupe mammalogique breton (GMB), association de protection de la nature au service des mammifères sauvages.
"Le domaine vital de l'animal est très vaste. Il varie en fonction de la ressource alimentaire et de la capacité énergétique de la loutre (à chasser). En eau douce, il faut compter entre 7 et 15 km de rive pour une femelle et 35 km pour un mâle", explique le naturaliste et président du GMB Xavier Grémillet.
La chasse et le piégeage (interdits en 1972), le drainage des zones humides, puis l'urbanisation, l'aménagement du littoral et la densification du réseau routier ont failli faire disparaître le gracieux lutriné - famille des petits carnivores mustélidés comme la belette, l'hermine, la fouine, ou le furet - protégé depuis 1976.
La loutre d'Europe, dont la répartition géographique s'étend à toute l'Eurasie (d'où son nom de loutre eurasienne) des côtes de l'Atlantique jusqu'aux îles indo-malaises, était déjà au bord de l'extinction à la fin des années 1940 en France.
"Elle était considérée comme nuisible et elle représentait une source d'enrichissement facile. A l'époque, la peau d'une loutre, équivalait au prix d'un vélo. C'était une ressource pour le rural qui savait piéger", explique Xavier Grémillet.
A la fin des années 1980, "la population de +lutra lutra+ (nom scientifique), n'était à peine plus d'un millier en France, principalement dans le Massif Central et en Bretagne", explique Franck Simmonet, chargé de mission mammifères semi-aquatiques au GMB.
Le petit carnivore au corps fuselé et aplati a survécu principalement dans des "isolats", des noyaux durs d'une centaine d'individus dans les Montagnes noires et les Monts d'Arrée (centre-Bretagne) et quelques uns sur la presqu'île de Crozon (Finistère), selon Franck Simmonet.
doté de pattes courtes et palmées, d'un pelage imperméable et isolant, et d'une queue puissante qui lui sert de gouvernail et de propulseur, le "kidour" en Breton (chien d'eau) est un animal parfaitement adapté à la vie aquatique et peu sensible à la pollution des eaux, souligne Xavier Grémillet.
"La loutre eurasienne" qui se nourrit également en mer "a été observée dans les îles de Molène et de Ouessant (au large du Finistère). Ce sont des jeunes qui ont traversé à la nage après avoir quitté leur mère", signale-t-il.
A Brest, le parc de découverte des océans Océanopolis investit 1,9 million d'euros dans la création de plus de 400 m2 d'espace pour présenter des lutrinés au public à partir de 2013, annonce son responsable du service mammifères marins et oiseux.
Il y aura "deux ou trois loutres du Pacifique qui sont des mammifères marins" d'Amérique du nord et "un couple de loutres eurasiennes dont on espère qu'il nous donnera des loutrons. Ce serait sympa!", conclut Sami Assani.
http://www.lepoint.fr/societe/un-temps-menacee-d-extinction-la-loutre-reconquiert-la-bretagne-28-01-2012-1424821_23.php
Depuis une vingtaine d'années, la loutre recolonise petit à petit les berges des rivières, les zones humides et marais du littoral des quatre départements breton auxquels s'ajoutent la Loire-Atlantique, mais aussi les villes côtières où elle trouve nourriture et protection.
La loutre, solitaire et souvent nocturne, est si discrète qu'il est difficile d'estimer le nombre d'individus dans la péninsule bretonne. "Peut-être entre 600 et 1.000", annonce prudemment le Groupe mammalogique breton (GMB), association de protection de la nature au service des mammifères sauvages.
"Le domaine vital de l'animal est très vaste. Il varie en fonction de la ressource alimentaire et de la capacité énergétique de la loutre (à chasser). En eau douce, il faut compter entre 7 et 15 km de rive pour une femelle et 35 km pour un mâle", explique le naturaliste et président du GMB Xavier Grémillet.
La loutre d'Europe, dont la répartition géographique s'étend à toute l'Eurasie (d'où son nom de loutre eurasienne) des côtes de l'Atlantique jusqu'aux îles indo-malaises, était déjà au bord de l'extinction à la fin des années 1940 en France.
"Elle était considérée comme nuisible et elle représentait une source d'enrichissement facile. A l'époque, la peau d'une loutre, équivalait au prix d'un vélo. C'était une ressource pour le rural qui savait piéger", explique Xavier Grémillet.
A la fin des années 1980, "la population de +lutra lutra+ (nom scientifique), n'était à peine plus d'un millier en France, principalement dans le Massif Central et en Bretagne", explique Franck Simmonet, chargé de mission mammifères semi-aquatiques au GMB.
Le petit carnivore au corps fuselé et aplati a survécu principalement dans des "isolats", des noyaux durs d'une centaine d'individus dans les Montagnes noires et les Monts d'Arrée (centre-Bretagne) et quelques uns sur la presqu'île de Crozon (Finistère), selon Franck Simmonet.
doté de pattes courtes et palmées, d'un pelage imperméable et isolant, et d'une queue puissante qui lui sert de gouvernail et de propulseur, le "kidour" en Breton (chien d'eau) est un animal parfaitement adapté à la vie aquatique et peu sensible à la pollution des eaux, souligne Xavier Grémillet.
"La loutre eurasienne" qui se nourrit également en mer "a été observée dans les îles de Molène et de Ouessant (au large du Finistère). Ce sont des jeunes qui ont traversé à la nage après avoir quitté leur mère", signale-t-il.
A Brest, le parc de découverte des océans Océanopolis investit 1,9 million d'euros dans la création de plus de 400 m2 d'espace pour présenter des lutrinés au public à partir de 2013, annonce son responsable du service mammifères marins et oiseux.
Il y aura "deux ou trois loutres du Pacifique qui sont des mammifères marins" d'Amérique du nord et "un couple de loutres eurasiennes dont on espère qu'il nous donnera des loutrons. Ce serait sympa!", conclut Sami Assani.
http://www.lepoint.fr/societe/un-temps-menacee-d-extinction-la-loutre-reconquiert-la-bretagne-28-01-2012-1424821_23.php
dimanche 21 août 2011
Le pèlerinage des loutres dans le département suit son cours
Loutre y es-tu ? Apparemment, oui. Pourtant, difficile de l’apercevoir dans la basse vallée de l’Ain. « La loutre d’Europe vit la nuit et sur un vaste territoire. On ne l’a pas vue. Mais nous sommes sûrs de sa présence grâce à des indices », explique Céline Thicoipe, directrice du Syndicat basse vallée de l’Ain.
Ces preuves peuvent être des empreintes ou des coulées. Ici, ce sont principalement des épreintes, jargon scientifique pour qualifier les crottes de l’animal. Informes, d’une taille de deux à cinq centimètres, leur odeur constitue la marque de reconnaissance la plus fiable. Les experts parlent d’effluves de poisson, d’huile de lin et de miel. Ces fientes sont déposées sur des avancées en vue sur les rives et servent à délimiter un territoire. « On ne sait pas combien elles sont mais le faible nombre d’épreintes indique que la loutre est présente en petite quantité. Elle ne ressent pas le besoin de délimiter fortement sa zone », détaille Céline Thicoipe.
Peu nombreuses mais bel et bien là. Chose qui n’est pas anodine. En effet, si l’espèce était présente dans tout l’hexagone dans les années trente, elle a petit à petit décliné jusqu’à être déclarée « disparue » dans le département au cours des années quatre-vingt-dix. Son retour ne sera remarqué qu’à partir de 2003. « Il n’y a pas eu de plan de réintroduction. Il s’agit là d’une recolonisation naturelle et progressive », avance la représentante du Syndicat basse vallée de l’Ain.
Le changement de statut de la loutre dans le champ législatif peut expliquer ce retour. Il a fallu attendre 1972 pour qu’elle soit retirée des espèces chassables. Une aubaine pour cette habitante des rivières au pelage jadis apprécié par les amateurs de fourrure. En 1981, la protection judiciaire se complète avec le statut d’espèce protégée. Depuis, l’Europe et ses réglementations continuent de veiller sur ce regain d’existence.
Outre la loi, la basse vallée de l’Ain possède aussi ses atouts. La loutre d’Europe est piscivore. Super-prédatrice, 50 à 90 % de son régime alimentaire est constituée de poissons. Oiseaux, amphibiens ou encore crustacés complètent le menu. Assez opportuniste, l’animal s’adapte avant tout à son milieu. Ainsi, la rivière d’Ain s’avère assez riche en proies pour attirer le mustélidé. Le cours d’eau renferme aussi un cadre adapté pour la construction des abris. La loutre, ouvrière, aime bâtir sa catiche dans les saules, les frênes ou les broussailles rivulaires qu’offre le site. C’est dans ce terrier principal, généralement doté d’une entrée côté eau et d’une autre côté terre, que naissent les loutrons.
Dans le but de conserver et d’optimiser cet environnement, un plan de préservation dans la basse vallée de l’Ain est en cours depuis 2005. Parmi les priorités, l’entretien des lônes est préconisé. Calme et sans courant, ces bras morts de la rivière sont de lieux appréciés par les loutres pour chasser ou se reposer. L’accent est également mis sur la défense de la qualité de l’eau, qui passe par la restriction des épandages et des fertilisations aux abords de la rivière. Enfin, pour éviter tout pèlerinage d’amateurs de loutres, les lieux potentiels de présences demeurent confidentiels.
Malgré ces précautions, il est peu probable que l’espèce se multiplie dans ces lieux. En effet, comme tout prédateur, la bête a besoin d’espaces et partage rarement son domaine. En rivière, il s’étend sur un linéaire de 15 à 40 kilomètres.
« Toutes ces mesures sont là pour que la loutre s’établisse sur la durée dans la région », conclut Céline Thicoipe
http://www.leprogres.fr/ain/2011/08/20/le-pelerinage-des-loutres-dans-le-departement-suit-son-cours
Ces preuves peuvent être des empreintes ou des coulées. Ici, ce sont principalement des épreintes, jargon scientifique pour qualifier les crottes de l’animal. Informes, d’une taille de deux à cinq centimètres, leur odeur constitue la marque de reconnaissance la plus fiable. Les experts parlent d’effluves de poisson, d’huile de lin et de miel. Ces fientes sont déposées sur des avancées en vue sur les rives et servent à délimiter un territoire. « On ne sait pas combien elles sont mais le faible nombre d’épreintes indique que la loutre est présente en petite quantité. Elle ne ressent pas le besoin de délimiter fortement sa zone », détaille Céline Thicoipe.
Peu nombreuses mais bel et bien là. Chose qui n’est pas anodine. En effet, si l’espèce était présente dans tout l’hexagone dans les années trente, elle a petit à petit décliné jusqu’à être déclarée « disparue » dans le département au cours des années quatre-vingt-dix. Son retour ne sera remarqué qu’à partir de 2003. « Il n’y a pas eu de plan de réintroduction. Il s’agit là d’une recolonisation naturelle et progressive », avance la représentante du Syndicat basse vallée de l’Ain.
Le changement de statut de la loutre dans le champ législatif peut expliquer ce retour. Il a fallu attendre 1972 pour qu’elle soit retirée des espèces chassables. Une aubaine pour cette habitante des rivières au pelage jadis apprécié par les amateurs de fourrure. En 1981, la protection judiciaire se complète avec le statut d’espèce protégée. Depuis, l’Europe et ses réglementations continuent de veiller sur ce regain d’existence.
Outre la loi, la basse vallée de l’Ain possède aussi ses atouts. La loutre d’Europe est piscivore. Super-prédatrice, 50 à 90 % de son régime alimentaire est constituée de poissons. Oiseaux, amphibiens ou encore crustacés complètent le menu. Assez opportuniste, l’animal s’adapte avant tout à son milieu. Ainsi, la rivière d’Ain s’avère assez riche en proies pour attirer le mustélidé. Le cours d’eau renferme aussi un cadre adapté pour la construction des abris. La loutre, ouvrière, aime bâtir sa catiche dans les saules, les frênes ou les broussailles rivulaires qu’offre le site. C’est dans ce terrier principal, généralement doté d’une entrée côté eau et d’une autre côté terre, que naissent les loutrons.
Dans le but de conserver et d’optimiser cet environnement, un plan de préservation dans la basse vallée de l’Ain est en cours depuis 2005. Parmi les priorités, l’entretien des lônes est préconisé. Calme et sans courant, ces bras morts de la rivière sont de lieux appréciés par les loutres pour chasser ou se reposer. L’accent est également mis sur la défense de la qualité de l’eau, qui passe par la restriction des épandages et des fertilisations aux abords de la rivière. Enfin, pour éviter tout pèlerinage d’amateurs de loutres, les lieux potentiels de présences demeurent confidentiels.
Malgré ces précautions, il est peu probable que l’espèce se multiplie dans ces lieux. En effet, comme tout prédateur, la bête a besoin d’espaces et partage rarement son domaine. En rivière, il s’étend sur un linéaire de 15 à 40 kilomètres.
« Toutes ces mesures sont là pour que la loutre s’établisse sur la durée dans la région », conclut Céline Thicoipe
http://www.leprogres.fr/ain/2011/08/20/le-pelerinage-des-loutres-dans-le-departement-suit-son-cours
Inscription à :
Articles (Atom)