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samedi 9 juillet 2011

Le thon rouge n'est plus le seul de son espèce à être menacé

L'UICN estime que toutes les espèces de thon sont menacées de disparition...
Rouge, albacore ou germon, la quasi-totalité des espèces de thons doivent figurer sur la liste rouge des espèces menacées établie par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), selon une étude publiée jeudi par l'organisation basée en Suisse. Sur les huit espèces de thons examinées, «cinq sont classées dans l'une des catégories menacées de la liste rouge ou sont quasi menacées» d'extinction, a souligné l'UICN dans cette étude passant en revue les 61 espèces connues des familles des scombridés (thons, bonites, maquereaux et thazards) et des marlins (espadons et marlins). L'étude est basée sur un rapport publié dans la dernière édition de la revue américaine Science.
Les thons menacés sont le thon rouge du sud (Thunnus maccoyii) qui est évalué «en danger critique d'extinction», le thon rouge d'Atlantique et de Méditerranée (T. thynnus) qui est «en danger», le thon obèse (T. obesus) classé «vulnérable», le thon jaune albacore (T. albacares) et le thon germon (T. alalunga) qui sont tous deux «quasi menacés».

La surpêche responsable de la disparition des thons

Toutes les espèces de thons rouges, en particulier, «sont susceptibles de s'effondrer en raison de la pression de la surpêche continue, et c'est déjà le cas essentiellement pour le thon rouge du sud avec peu d'espoir de rétablissement», selon Kent Carpenter, directeur de l'unité biodiversité marine de l'UICN et un des auteurs de l'étude. «Si aucun changement n'est apporté aux pratiques de pêche actuelles, les stocks de thon rouge de l'Atlantique risquent de s'effondrer aussi car il y a peu de signes de reconstitution de la population après une réduction significative dans les années 1970», a-t-il ajouté.
Ces données «aideront considérablement les gouvernements à prendre des décisions susceptibles de sauvegarder à l'avenir ces espèces dont beaucoup ont une grande valeur économique», selon l'UICN qui publie cette étude à la veille de l'ouverture, lundi, de la troisième réunion conjointe des Organisations régionales de gestion de la pêche des thonidés à La Jolla (Californie). Selon l'étude, «les populations de thon rouge du sud et de thon rouge de l'Atlantique (incluant la Méditerrannée) ont été tellement réduites que la façon la plus efficace pour éviter l'effondrement est de fermer la pêche jusqu'à ce que les stocks se soient reconstitués à des niveaux sains.»
Pour la saison de pêche 2011 (15 mai au 15 juin) les quotas de pêche au thon rouge pour la Méditerranée n'avaient été que faiblement réduits à 12.900 tonnes, contre 13.500 t en 2010 par les 48 Etats pêcheurs de la Commission internationale pour la Conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA).
http://www.20minutes.fr/article/755061/thon-rouge-plus-seul-espece-etre-menace

jeudi 30 juin 2011

1.000 nouvelles espèces découvertes en Nouvelle-Guinée en dix ans

L'île abrite une multitude d'espèces et représente une des premières réserves de biodiversité au monde...
Les scientifiques vont de surprise en surprise: une grenouille avec des crocs, un serpent aveugle et un dauphin à tête arrondie font partie des plus de 1.000 nouvelles espèces découvertes sur l'incroyable île de la Nouvelle-Guinée en dix ans, a annoncé lundi le WWF. Des dizaines de papillons et d'invertébrés ont été découverts au rythme de deux par semaine entre 1998 et 2008, a précisé le Fonds Mondial de la Nature dans un rapport sur la biodiversité de cette île partagée entre l'Indonésie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. «Cette étude montre que les forêts et les rivières de la Nouvelle-Guinée sont parmi les plus riches, en terme de biodiversité, dans le monde», a résumé Neil Stronach, responsable du WWF pour la Mélanésie occidentale. «Cette diversité est telle qu'il est courant de faire de nouvelles découvertes encore aujourd'hui», selon le rapport.

Escargots jaune fluo, serpent aveugle et grenouille ailée

La Nouvelle-Guinée, qui s'étend de l'Asie à l'Océanie, ne couvre que 0,5% de la surface de la Terre mais possède jusqu'à 8% des espèces répertoriées dans le monde. Un seul kilomètre carré de forêt tropicale peut ainsi accueillir plus de 150 espèces d'oiseaux, aux plumages parfois extrêmement colorés. Les scientifiques y ont également vu le papillon le plus grand, avec une envergure de 30 cm, et des rats géants de près d'un mètre de long.
Parmi les 1.060 espèces découvertes en dix ans, l'une des plus notables est celle d'un dauphin à la tête arrondie et aux nageoires retroussées, qui vit dans les eaux peu profondes proches des embouchures de rivières. Cette découverte, faite en 2005 en Papouasie-Nouvelle-Guinée, était la première d'une nouvelle espèce de dauphins en trois décennies, selon le WWF. 580 nouvelles espèces d'invertébrés, dont un escargot jaune fluo, et 71 de poissons ont été également répertoriées. Parmi les 43 espèces de reptiles, figure un serpent parmi les plus placides au monde: mesurant seulement 12 à 14 cm, il ne voit rien, ne peut mordre et n'a pas de venin. «Litoria sauroni» est le nom qui a été donné par les scientifiques à une grenouille dont les yeux aux tâches rouge et noir évoquent Sauron, le personnage maléfique du «Seigneur des anneaux». Une autre grenouille ne mesure qu'un centimètre de long tandis qu'une autre possède des pattes ailées.

La déforestation menace la biodiversité

Malgré l'excitation liée à ces découvertes, le WWF met en garde contre les graves menaces liées à l'accroissement des activités humaines, qui détruisent l'écosystème à «un rythme alarmant». Très riche en matières premières, la Nouvelle-Guinée est en effet victime de la déforestation, légale ou non, pour le développement de mines, de plantations, notamment de palmiers à huile, et la construction de routes. «Ces menaces environnementales sont exacerbées par le changement climatique qui augmente le nombre de feux de forêts et de savanes, l'érosion, et l'afflux d'eau de mer dans les zones d'habitats côtières», souligne le WWF.
http://www.20minutes.fr/article/748649/1000-nouvelles-especes-decouvertes-nouvelle-guinee-dix-ans