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mardi 22 août 2017
vendredi 15 mai 2015
Corinne doit retrouver ses biches en fuite avant ce soir
Suite à un glissement de terrain, la clôture de l'élevage de cervidés de Corinne Robin a cédé, entraînant l'échappée des animaux. Six manquent encore. L'élevage fait l'objet d'une mise en demeure par la préfecture.
Un véritable drame du cerf. Sans mauvais jeu de mots, la mésaventure essuyée par Corinne Robin ne prête guère à sourire. Il y a un peu plus d'un mois, suite à un glissement de terrain sur les pentes abruptes des hauteurs d'Arrayou, la chute d'un arbre entraînait la rupture du grillage qui cercle son élevage de cervidés, sur une centaine de mètres (sur les 15 km d'enclos qui sécurisent les 42 ha de parc). Une brèche par laquelle la trentaine d'animaux s'échappait.
Du jamais vu jusqu'alors, en quinze ans d'existence, pour cet élevage unique en son genre. «Avec mon mari, nous aimions observer biches et cerfs dans la nature, raconte Corinne Robin. C'était une passion commune et nous avons décidé de créer cet élevage avec 15 biches et un cerf, ainsi que pléthore d'autorisations administratives.»
Un parcours semé d'embûches d'autant qu'il n'était pas porté par une volonté pécuniaire. «Pour réguler la population, qui a atteint jusqu'à 90 animaux, on fait un peu de viande…» Mais déjà, l'an dernier, la météo avait perturbé ce havre de paix. Les crues de la Géline ainsi que des glissements de terrain avaient fait voler piquets et grillages. Sans conséquence puisque tout l'équipement avait été redressé. Puis rebelote cet hiver. «Il y a eu plus d'arbres tombés cette année que sur les vingt dernières», peste Corinne Robin.
Lorsque le grillage cède à nouveau, le parc se vide et les cervidés retournent à leur nature, sauvage. Rapidement, 29 d'entre eux sont récupérés et rentrés dans une partie fermée de l'élevage. Mais six biches manquent à l'appel. Des habitués des bois qui, à Arrayou, semblent gêner. Sollicités par plusieurs voisins qui évoquent des nuisances et des dégâts sur leurs cultures, les services préfectoraux sont saisis. L'inspecteur de l'environnement visite l'élevage le 29 avril. Un arrêté est pris le 4 mai dans lequel Corinne Robin est mise en demeure de récupérer les animaux errants avant ce soir et de resécuriser l'enceinte d'ici fin mai. «C'est un combat pour les récupérer, concède Corinne qui, avec ses amis, multiplie les battues et les recherches, vaines jusqu'ici. Elles s'échappent au moindre bruit, Sans compter les chiens qu'elles fuient. Si seulement les gens, au lieu de se plaindre à l'administration, m'avaient contactée, cela aurait permis de les localiser et de les rentrer.» Car depuis, ni les caméras, ni le relevé des traces, ni les rares signalements, n'ont permis de situer les animaux qui semblent s'être séparés. «Ça fait un mois qu'on leur court derrière, à travers les bois, qu'on crapahute tous les soirs, dans la pampa. Là, je suis un peu désemparée car on arrive à la date butoir et elles sont toujours dehors.» Corinne a écrit à l'administration(DDCSPP) pour réclamer un délai supplémentaire. «Quand une vache s'échappe, on n'en fait pas toute une histoire. Je suis triste de les savoir dehors. D'autant plus que si je ne les rentre pas, elles pourraient être abattues, alors qu'elles sont sur le point de mettre bas.» Hier matin, Corinne est donc repartie sur ces pentes escarpées. «Un soir, on les tenait toutes regroupées. Elles s'étaient rapprochées de l'enclos mais ont fui au dernier moment. J'espère qu'on pourra les récupérer. Par respect de la nature et des animaux, nous n'avons jamais procédé à un abattage. J'aimerais qu'elles finissent leur vie tranquillement.»
http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/15/2104683-corinne-doit-retrouver-ses-biches-en-fuite-avant-ce-soir.html
Un véritable drame du cerf. Sans mauvais jeu de mots, la mésaventure essuyée par Corinne Robin ne prête guère à sourire. Il y a un peu plus d'un mois, suite à un glissement de terrain sur les pentes abruptes des hauteurs d'Arrayou, la chute d'un arbre entraînait la rupture du grillage qui cercle son élevage de cervidés, sur une centaine de mètres (sur les 15 km d'enclos qui sécurisent les 42 ha de parc). Une brèche par laquelle la trentaine d'animaux s'échappait.
Du jamais vu jusqu'alors, en quinze ans d'existence, pour cet élevage unique en son genre. «Avec mon mari, nous aimions observer biches et cerfs dans la nature, raconte Corinne Robin. C'était une passion commune et nous avons décidé de créer cet élevage avec 15 biches et un cerf, ainsi que pléthore d'autorisations administratives.»
Un parcours semé d'embûches d'autant qu'il n'était pas porté par une volonté pécuniaire. «Pour réguler la population, qui a atteint jusqu'à 90 animaux, on fait un peu de viande…» Mais déjà, l'an dernier, la météo avait perturbé ce havre de paix. Les crues de la Géline ainsi que des glissements de terrain avaient fait voler piquets et grillages. Sans conséquence puisque tout l'équipement avait été redressé. Puis rebelote cet hiver. «Il y a eu plus d'arbres tombés cette année que sur les vingt dernières», peste Corinne Robin.
Lorsque le grillage cède à nouveau, le parc se vide et les cervidés retournent à leur nature, sauvage. Rapidement, 29 d'entre eux sont récupérés et rentrés dans une partie fermée de l'élevage. Mais six biches manquent à l'appel. Des habitués des bois qui, à Arrayou, semblent gêner. Sollicités par plusieurs voisins qui évoquent des nuisances et des dégâts sur leurs cultures, les services préfectoraux sont saisis. L'inspecteur de l'environnement visite l'élevage le 29 avril. Un arrêté est pris le 4 mai dans lequel Corinne Robin est mise en demeure de récupérer les animaux errants avant ce soir et de resécuriser l'enceinte d'ici fin mai. «C'est un combat pour les récupérer, concède Corinne qui, avec ses amis, multiplie les battues et les recherches, vaines jusqu'ici. Elles s'échappent au moindre bruit, Sans compter les chiens qu'elles fuient. Si seulement les gens, au lieu de se plaindre à l'administration, m'avaient contactée, cela aurait permis de les localiser et de les rentrer.» Car depuis, ni les caméras, ni le relevé des traces, ni les rares signalements, n'ont permis de situer les animaux qui semblent s'être séparés. «Ça fait un mois qu'on leur court derrière, à travers les bois, qu'on crapahute tous les soirs, dans la pampa. Là, je suis un peu désemparée car on arrive à la date butoir et elles sont toujours dehors.» Corinne a écrit à l'administration(DDCSPP) pour réclamer un délai supplémentaire. «Quand une vache s'échappe, on n'en fait pas toute une histoire. Je suis triste de les savoir dehors. D'autant plus que si je ne les rentre pas, elles pourraient être abattues, alors qu'elles sont sur le point de mettre bas.» Hier matin, Corinne est donc repartie sur ces pentes escarpées. «Un soir, on les tenait toutes regroupées. Elles s'étaient rapprochées de l'enclos mais ont fui au dernier moment. J'espère qu'on pourra les récupérer. Par respect de la nature et des animaux, nous n'avons jamais procédé à un abattage. J'aimerais qu'elles finissent leur vie tranquillement.»
http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/15/2104683-corinne-doit-retrouver-ses-biches-en-fuite-avant-ce-soir.html
samedi 27 décembre 2014
Bibiche, la biche du chateau de Villersexel est morte
La mobilisation des deux associations de défense des animaux pour sauver Bibiche, qui avait été recueillie au chateau de Villersexel, en Haute-Saone, a connu un épisode malheureux.
On croyait la biche sauvée après sa capture et sa mise à l’abri mi-novembre. Quelques jours auparavant, elle était encore sous le coup d’un ordre préfectoral d’abattage : régulièrement nourrie par les promeneurs dans le Haut-Rhin, elle était devenue si peu farouche qu’elle flânait régulièrement en plein milieu de la route au risque de provoquer des accidents.
Grâce à l’intervention de l’association alsacienne Sauvegarde Faune Sauvage et de la Fondation Brigitte Bardot, la biche s’était trouvé un nouveau refuge au parc Cat’Pat du château de Villersexel. Hélas, le parc vient d’annoncer la mort de Bibiche sur sa page Facebook : « Ne sachant pas régler sa gourmandise, nous pensons que Bibiche se gavait trop de nourriture, ce qui a provoqué une acidose. Nous avons veillé sur elle, notre vétérinaire n’a eu de cesse de venir la trouver. Malgré les perfusions et tous les soins, elle s’en est allée».
Bibiche victime d’excès alimentaire… Une bien triste histoire, à méditer peut-être au moment des agapes de fin d’année.
http://www.estrepublicain.fr/insolite/2014/12/26/bibiche-n-est-plus
On croyait la biche sauvée après sa capture et sa mise à l’abri mi-novembre. Quelques jours auparavant, elle était encore sous le coup d’un ordre préfectoral d’abattage : régulièrement nourrie par les promeneurs dans le Haut-Rhin, elle était devenue si peu farouche qu’elle flânait régulièrement en plein milieu de la route au risque de provoquer des accidents.
Grâce à l’intervention de l’association alsacienne Sauvegarde Faune Sauvage et de la Fondation Brigitte Bardot, la biche s’était trouvé un nouveau refuge au parc Cat’Pat du château de Villersexel. Hélas, le parc vient d’annoncer la mort de Bibiche sur sa page Facebook : « Ne sachant pas régler sa gourmandise, nous pensons que Bibiche se gavait trop de nourriture, ce qui a provoqué une acidose. Nous avons veillé sur elle, notre vétérinaire n’a eu de cesse de venir la trouver. Malgré les perfusions et tous les soins, elle s’en est allée».
Bibiche victime d’excès alimentaire… Une bien triste histoire, à méditer peut-être au moment des agapes de fin d’année.
http://www.estrepublicain.fr/insolite/2014/12/26/bibiche-n-est-plus
lundi 9 septembre 2013
Un chasseur blessé par un cerf
Accident de chasse dimanche en Haute-Saône. Lors d'une battue au sanglier, un chasseur a été gravement blessé au cou... par un cerf.
Parfois, le cours des choses s'inversent. Lors de l'ouverture de la chasse, un chasseur a été sérieusement blessé au niveau du cou par un cerf, dimanche en Haute-Saône. L'homme de 43 ans participait à une battue au sanglier sur le territoire de la commune de Plancher-Bas en Haute-Saône, lorsqu'il a débusqué un cerf dans un fourré. L'animal a chargé le chasseur et lui a donné un violent coup de bois à quelques centimètres de la carotide, sans la toucher, a indiqué la gendarmerie.
Souffrant d'une plaie d'environ dix centimètres au cou, le chasseur a été transporté au centre hospitalier de Belfort-Montbéliard où il devait être opéré. Ses jours ne sont pas en danger, a-t-elle précisé. La période de rut a débuté pour les cerfs, pouvant expliquer une certaine agressivité, a ajouté la gendarmerie. La saison de chasse 2013-2014 s'est ouverte dimanche au sud de la Loire et doit ouvrir le 15 septembre au nord.
mercredi 13 février 2013
lundi 21 janvier 2013
mercredi 20 juin 2012
mercredi 4 janvier 2012
vendredi 30 décembre 2011
samedi 12 novembre 2011
mardi 4 octobre 2011
vendredi 2 septembre 2011
Réintroduction du cerf : le projet divise le département
Le projet de la Fédération de chasse sera débattu à la commission consultative de l’ONCFS, qui doit réunir l’ensemble des acteurs concernés à la rentrée. L’avis rendu par la commission devrait aider le préfet à statuer
Le projet suscite la controverse. Propriétaires forestiers et agriculteurs sont fortement opposés à la réintroduction du cerf dans le département. Face à eux, la Fédération des chasseurs de la Loire défendra son projet jusqu’au bout. En attendant l’avis de la commission consultative de l’Office nationale de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et la décision du préfet, explication en détail du projet avec Gérard Aubret, président de la Fédération départementale des chasseurs de la Loire.
http://www.leprogres.fr/loire/2011/08/31/reintroduction-du-cerf-le-projet-divise-le-departement
Le projet suscite la controverse. Propriétaires forestiers et agriculteurs sont fortement opposés à la réintroduction du cerf dans le département. Face à eux, la Fédération des chasseurs de la Loire défendra son projet jusqu’au bout. En attendant l’avis de la commission consultative de l’Office nationale de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et la décision du préfet, explication en détail du projet avec Gérard Aubret, président de la Fédération départementale des chasseurs de la Loire.
>> Comment ce projet a-t-il vu le jour ?Le projet de réintroduire le cerf dans la Loire date de 2006, au moment de l’élaboration du schéma départemental de gestion cynégétique. Afin de pouvoir s’appuyer sur une étude neutre, nous avons fait appel à l’ONCFS, qui a réalisé des analyses de compatibilité. Le but étant de déterminer trois zones favorables à une présence de cerfs et d’identifier les risques sur l’activité socio-économique. L’organisme scientifique s’est appuyé sur une compilation d‘expériences d’autres départements avec une configuration et un contexte naturel similaires à ceux de la Loire, comme le Cantal ou le Puy-de-Dôme. L’étude a révélé qu’une cohabitation avec un faible impact sur les milieux naturels était possible, notamment dans les Monts du Pilat et du Forez.
>> Et quelle a été l’étape suivante ?Une fois l’étude réalisée, nous avons immédiatement averti tous les acteurs concernés, en organisant une quarantaine de réunions avec les municipalités, les communautés de communes, les représentants agricoles et forestiers. Nous avons ensuite présenté notre projet au ministère du Développement durable, qui a reconnu la qualité du dossier et qui a été sensible à notre volonté de ne pas faire n’importe quoi.
>> Dans le passé, le cerf était-il présent dans la Loire ? Quelles ont été les causes de sa disparition ?Le cerf est encore présent aujourd’hui, quatre mâles ont été dénombrés dans le département. Mais il était surtout présent au XIX e siècle dans toute la moitié sud de la France. Après la Révolution française, la chasse s’est démocratisée et la population a été rapidement détruite. Les causes à l’origine de la disparition de l’espèce ne sont plus valables à l’heure actuelle. La chasse est devenue une activité de loisirs très encadrée et le comportement des chasseurs a évolué.
>> Que répondez-vous aux opposants au projet ?Nous pensons qu’un compromis est possible pour vivre ensemble et partager un espace. On souhaiterait que, dans les débats à venir, il n’y ait plus de simple opposition de principe mais une vraie opposition technique avec des arguments scientifiques. Le monde agricole et les forestiers ont une vision un peu trop caricaturale. Il y a beaucoup de départements où la présence du cerf n’a jamais provoqué de problème. Dans les départements que nous avons pris pour exemple dans l’étude qui a été réalisée, il n’y a aucune déclaration de dégâts des agriculteurs. Malheureusement, le contexte économique difficile dans lequel se trouve actuellement le monde agricole risque de porter préjudice à notre projet.
>> En cas de décision favorable, comment procéderiez-vous pour réintroduire l’espèce ?Nous n’allons pas jouer aux apprentis sorciers. Nous voulons réintroduire un nombre raisonnable d’individus, soit une trentaine sur chaque zone, avec deux tiers de femelles et un tiers de mâles. Un plan de gestion et de chasse régulera la population, comme c’est déjà le cas pour le sanglier et le chevreuil. La Loire est un département pilote au niveau national en terme de mise en place d’outils de gestion des cervidés. Nous avons un savoir-faire reconnu en la matière. Nous développerons une zone blanche pour entraver la dynamique logique de la population et les mouvements vers les autres départements. Chaque individu sera marqué d’une couleur, équipé d’un collier émetteur et d’une puce pour assurer un suivi individuel. Les animaux seront régulièrement comptés sur des circuits élaborés au préalable. On sera très attentif aux conséquences de la présence du cerf sur la végétation.
>> Quels seraient les avantages d’avoir des cerfs dans la Loire ?Il y a un déjà un intérêt en matière de biodiversité, mais aussi cynégétique, avec une plus grande variété d’espèces à chasser. Puis, il y a des enjeux touristiques majeurs. La période de brame du cerf attire une forte population touristique de non-chasseurs, permettant de prolonger la période estivale. En Haute-Loire et dans le Cantal, les observatoires sont pris d’assaut et les gîtes sont très vite complets. Enfin, c’est un animal emblématique de la chasse et un très bon outil de communication pour faire connaître le département.
>> Quel est votre sentiment quant à la décision finale ?Malgré la très forte pression des agriculteurs et des propriétaires forestiers, nous sommes confiants vis-à-vis de nos arguments et de la qualité du dossier. Après, nous sommes conscients, qu’à quelques mois d’une échéance électorale, ce seront d’avantage des enjeux politiques qui pèseront sur la décision du préfet et, dans ce domaine, nous n’avons aucun moyen pour changer la donne.
http://www.leprogres.fr/loire/2011/08/31/reintroduction-du-cerf-le-projet-divise-le-departement
dimanche 7 août 2011
Le cerf, mascotte de la station de Gréolières, abattu
L’animal apprivoisé par les habitants de Gréolières-les-Neiges a été tué au milieu des immeubles tôt hier matin. Émotion et consternation
Il s’appelait Tito pour les uns, Grégoire pour les autres. Un beau cerf pas comme les autres. Apprivoisé depuis des années, il était devenu l’idole de Gréolières-les-Neiges, la station de ski de l’arrière-pays grassois. Et hier, petits et grands l’ont pleuré. Car le cervidé, aussi élégant qu’inoffensif, a été tué au petit matin. Lâchement.
C’est Bernard qui a donné l’alerte. « Je suis sorti promener mon chien comme d’habitude vers 7 heures. Et je suis tombé sur lui, au milieu du chemin, juste à côté de mon balcon. » L’animal a été abattu par-derrière. Net. Deux balles. Dont l’une dans la colonne vertébrale. « Une dame est partie en voiture vers 5 heures et l’a vu encore vivant. Si seulement j’étais sorti plus tôt… » regrette Bernard.
«Assassinat», «acte gratuit», «braconnage minable» ? Entre émotion et colère, les habitants de la station ne mâchent pas leurs mots à l’égard de l’auteur de cette odieuse mise à mort. Personne ne sait au juste. Qu’importe d’ailleurs. Tous rendent un dernier hommage à l’animal, déplacé au bord de la route et protégé par une bâche. Dans l’attente de son corbillard en provenance du centre d’équarrissage de Carnoules (83).
« Il y a un fou qui traîne avec un fusil »
Le drame s’est déroulé devant l’immeuble Les Campanules. Personne n’a rien vu ni entendu à cette heure matinale.
« On se dit qu’il y a un fou qui traîne ici avec un fusil muni d’un silencieux. L’été dernier, un sanglier que l’on avait aussi apprivoisé a été abattu. Et avant lui, un renard ! C’est pas possible de faire des choses pareilles, s’indigne Danièle qui nous a prévenus hier. Grégoire, on lui donnait à manger dans la main et il faisait comme ça pour nous remercier », poursuit-elle en inclinant la tête de côté.
Grégoire ou Tito, chacun avait ses habitudes et lui avait donné un petit nom. Mais c’est Joseph qui l’a apprivoisé voilà une dizaine d’années. Un jour d’hiver. « Il y avait beaucoup de neige. Tito en avait jusqu’au ventre. Il ne pouvait plus partir. Alors je lui ai donné à manger et il n’est plus jamais reparti. Je lui ai même aménagé un abri sous un balcon avec de la paille. Quand je l’appelais, il répondait », explique-t-il en imitant le brame du cerf. Depuis, il était devenu la mascotte du coin. Pour Simone, Cannoise propriétaire d’un appartement, c’était Grégoire. « On a affiché des photos de lui dans le hall de l’immeuble. Les enfants en étaient fous ! »
« C’est trop triste »
Stéphane, lui, mettait en garde les chasseurs qui viennent manger dans son restaurant, le Chalet du parc. « Je leur disais de faire attention à lui, ce n’était pas un cerf comme les autres. » Et puis il y a Alicia, écolière de 11 ans en vacances qui avait même raconté l’histoire de Grégoire à sa classe lors d’un exposé. « Il y a un an à peu près, il a eu un problème à l’œil. Les gens de la station ont appelé le vétérinaire et lui ont donné des médicaments alors ça s’est arrangé. Et maintenant, quand on va là-bas, on voit ses sabots, ses cornes et sa petite queue qui dépassent de la bâche. C’est trop triste. »
http://www.nicematin.com/article/derniere-minute/le-cerf-mascotte-de-la-station-de-greolieres-abattu
Il s’appelait Tito pour les uns, Grégoire pour les autres. Un beau cerf pas comme les autres. Apprivoisé depuis des années, il était devenu l’idole de Gréolières-les-Neiges, la station de ski de l’arrière-pays grassois. Et hier, petits et grands l’ont pleuré. Car le cervidé, aussi élégant qu’inoffensif, a été tué au petit matin. Lâchement.
C’est Bernard qui a donné l’alerte. « Je suis sorti promener mon chien comme d’habitude vers 7 heures. Et je suis tombé sur lui, au milieu du chemin, juste à côté de mon balcon. » L’animal a été abattu par-derrière. Net. Deux balles. Dont l’une dans la colonne vertébrale. « Une dame est partie en voiture vers 5 heures et l’a vu encore vivant. Si seulement j’étais sorti plus tôt… » regrette Bernard.
«Assassinat», «acte gratuit», «braconnage minable» ? Entre émotion et colère, les habitants de la station ne mâchent pas leurs mots à l’égard de l’auteur de cette odieuse mise à mort. Personne ne sait au juste. Qu’importe d’ailleurs. Tous rendent un dernier hommage à l’animal, déplacé au bord de la route et protégé par une bâche. Dans l’attente de son corbillard en provenance du centre d’équarrissage de Carnoules (83).
« Il y a un fou qui traîne avec un fusil »
Le drame s’est déroulé devant l’immeuble Les Campanules. Personne n’a rien vu ni entendu à cette heure matinale.
« On se dit qu’il y a un fou qui traîne ici avec un fusil muni d’un silencieux. L’été dernier, un sanglier que l’on avait aussi apprivoisé a été abattu. Et avant lui, un renard ! C’est pas possible de faire des choses pareilles, s’indigne Danièle qui nous a prévenus hier. Grégoire, on lui donnait à manger dans la main et il faisait comme ça pour nous remercier », poursuit-elle en inclinant la tête de côté.
Grégoire ou Tito, chacun avait ses habitudes et lui avait donné un petit nom. Mais c’est Joseph qui l’a apprivoisé voilà une dizaine d’années. Un jour d’hiver. « Il y avait beaucoup de neige. Tito en avait jusqu’au ventre. Il ne pouvait plus partir. Alors je lui ai donné à manger et il n’est plus jamais reparti. Je lui ai même aménagé un abri sous un balcon avec de la paille. Quand je l’appelais, il répondait », explique-t-il en imitant le brame du cerf. Depuis, il était devenu la mascotte du coin. Pour Simone, Cannoise propriétaire d’un appartement, c’était Grégoire. « On a affiché des photos de lui dans le hall de l’immeuble. Les enfants en étaient fous ! »
« C’est trop triste »
Stéphane, lui, mettait en garde les chasseurs qui viennent manger dans son restaurant, le Chalet du parc. « Je leur disais de faire attention à lui, ce n’était pas un cerf comme les autres. » Et puis il y a Alicia, écolière de 11 ans en vacances qui avait même raconté l’histoire de Grégoire à sa classe lors d’un exposé. « Il y a un an à peu près, il a eu un problème à l’œil. Les gens de la station ont appelé le vétérinaire et lui ont donné des médicaments alors ça s’est arrangé. Et maintenant, quand on va là-bas, on voit ses sabots, ses cornes et sa petite queue qui dépassent de la bâche. C’est trop triste. »
http://www.nicematin.com/article/derniere-minute/le-cerf-mascotte-de-la-station-de-greolieres-abattu
lundi 25 octobre 2010
vendredi 9 juillet 2010
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