lundi 6 février 2012

dimanche 5 février 2012

Le bébé girafe à la patte dans le plâtre est mort

Né mercredi en Belgique, l'animal avait été blessé par sa propre mère...
Le bébé n’a pas eu le temps d’être baptisé avant de mourir. Un girafon femelle, né mercredi dernier au parc de Bellewaerde, en Belgique, et victime d’une lourde blessure dès les premières minutes de son existence, est décédé ce vendredi matin, a annoncé le zoo.
A peine née, la petite a été agressée par sa propre mère. La maman, Simone, semblait pourtant «ravie» de l’arrivée de sa progéniture, raconte le parc sur un site entièrement dédié au girafon, puisqu’elle a immédiatement manifesté sa joie en léchant son bébé. Seulement, son attitude a changé du tout au tout quand le girafon s’est mis debout: la génitrice s’est alors mise à lui donner des coups de sabots, allant jusqu’à le faire chuter.

Espèce menacée

Souffrant d’une fracture ouverte à la patte avant droite, la petite girafe a été plâtrée le lendemain. En vain: l’animal, qui devait être opéré ce vendredi matin, n’a pas survécu.
Selon les chirurgiens, l’artère principale de la patte a sans doute été touchée dès l’agression, provoquant une thrombose et condamnant son membre. Or les prothèses n’existent pas pour les girafes et les soigneurs ont dû se résoudre à euthanasier la bête.
La petite était une girafe Rotschild, une espèce menacée. Il ne resterait plus que 650 animaux de cette sorte vivant à l’état sauvage
http://www.20minutes.fr/article/873178/organisation-mondiale-environnement-objectif-difficile-atteindre

Velleron : elle se bat pour sauver ses deux marcassins

Une dizaine de chèvres, un âne, un cochon américain, des pigeons, des chiens, des chats, pas de doute vous êtes bien chez Céline Zanetti.
Sur le chemin de la Jardine, cette propriété abrite une véritable arche de Noé. Arche qui fait le bonheur des enfants, des promeneurs, voire des personnes âgées qui se plaisent à venir en balade donner un morceau de pain à cette sympathique ménagerie.
Toujours prompte à accueillir de nouveaux pensionnaires, Céline est devenue la "maman" de deux petits marcassins. "Nous étions au mois de septembre. Un chasseur me les a apportés, leur mère ayant été abattue. Ils n'étaient pas plus gros que le poing. Avec mes enfants, nous les avons nourris au biberon".
"Je ne pouvais pas les laisser mourir"
Aujourd'hui, Titi et Titi, c'est leurs noms, sont en liberté sur les terres de Cécile. Des terres cernées de clôtures électriques habituellement réservées aux élevages de taureaux. "Mais cette liberté durera-t-elle", s'interroge Cécile qui vient d'être convoquée à la gendarmerie de Pernes-les-Fontaines car il est interdit d'adopter un animal sauvage.
"Je sais que c'est interdit, mais je n'ai pu les laisser mourir. Sans être une illuminée des bêtes, j'aime les animaux je leur parle et ils me rendent leur affection. Mes deux Titi sont totalement apprivoisés. Ils reconnaissent les visiteurs, sont sensibles au bruit des voitures qu'ils connaissent. Ils jouent avec mon âne, ils ont essayé de téter ma chienne, regardez, je les appelle, ils viennent". Effectivement dès leur nom prononcé, les deux marcassins au pelage encore rayé, s'approchent en grommelant.
Effrayée à l'idée qu'on puisse lui enlever ses "bébés", Cécile précise qu'elle a tout tenté pour essayer de les placer : "J'ai appelé les parcs animaliers, ils n'en ont pas voulu car ils avaient été au contact de l'homme. J'ai appelé des fermes pédagogiques, impossible car ils n'ont pas subi de contrôle vétérinaire. J'ai même joint la fondation Brigitte Bardot, rien n'y a fait".
"Que va-t-il advenir de leur sort ?", s'interroge l'amie des bêtes, inquiète. " Généralement, les marcassins sont euthanasiés. Dans ce cas, mes trois enfants vivraient un drame. Je ne suis pas contre le fait qu'ils soient replacés, mais je ne veux pas qu'ils soient abattus."poursuit-elle espérant une éventuelle autorisation préfectorale qui lui permettrait de conserver les deux marcassins.
Une pétition destinée à soutenir le combat de Cécile pour sauver les deux adoptés a été déposée auprès des commerçants de Velleron et un compte facebook "Zanetti sanglier" créé.
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/velleron-elle-se-bat-pour-sauver-ses-deux-marcassins

samedi 4 février 2012

Une crèche des Pays-Bas accueille des bébés phoques échoués

Ils sont de plus en plus nombreux à arriver dans ce centre où ils sont soignés et nourris...
Marco, 8 mois, reprend des forces à grand renfort de «porridge de poisson»: il est l'un des 351 bébés phoques recueillis, affamés et transis, par les bénévoles de la «crèche» de Pieterburen, aux Pays-Bas, qui se disent inquiets de l'afflux de ces mammifères marins. «Il y a eu une énorme augmentation, à la suite des récentes tempêtes», raconte à l'AFP Karst van der Meulen qui dirige avec son épouse Lenie t'Hart le plus grand et le plus ancien centre d'accueil pour bébés phoques des Pays-Bas, près de Groningue, tout au nord du pays.

La crèche affiche complet

Au cours des deux premières semaines de l'année, plus d'une centaine de bébés phoques, âgés de moins d'un an, ont été recueillis sur les plages du nord des Pays-Bas. Avec désormais 351 pensionnaires, contre 150 par an en moyenne, le centre est au bord de l'asphyxie, une tente a dû être montée pour accueillir les nouveaux arrivants. «Lorsque Marco est arrivé ici, il ne pesait que 19,3 kilos», soit la moitié à peine de son poids normal, explique Karst van der Meulen. «Il était frigorifié, affamé, déshydraté et ses poumons étaient infestés de parasites». Le petit phoque marron a été lavé et nourri. Il prend ses comprimés d'antibiotiques sans s'en apercevoir: au début, ils étaient écrasés dans son «porridge de poisson», du hareng mixé avec de l'eau. Ils sont désormais cachés dans les entrailles des harengs qu'il avale tout rond lors de ses trois ou quatre repas quotidiens.
Les bébés phoques sont ramenés au centre, ouvert depuis 1971, par des promeneurs qui les ont découverts échoués sur des plages où ils ne peuvent survivre seuls. A leur arrivée à la crèche, ils sont placés plusieurs jours en quarantaine avant d'être installés dans des cages et des bassins. Les bébés phoques les plus costauds séjournent en plein air et paressent sous le soleil d'hiver au bord des bassins. Monique Versloot, 41 ans, une soigneuse d'un zoo d'Amsterdam, fait partie de la soixantaine de bénévoles venus donner un coup de main aux quarante employés, débordés. «Un jour, on a eu dix-sept nouveaux arrivants, on était très occupés», raconte Manon Chauveau, une étudiante française en biologie marine, en montrant la cicatrice sur son doigt, trace laissée par un bébé phoque en colère.

Pollution de l’eau et surpêche de leurs proies menaces les phoques

La hausse récente du nombre de bébés phoques poussés sur les plages par les dernières tempêtes est symptomatique des dangers croissants qui menacent les 5.000 mammifères marins vivant dans la mer des Wadden, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, selon Karst van der Meulen. «Ces bébés viennent s'échouer sur les côtes parce qu'ils sont affaiblis, parce qu'ils sont moins résistants à cause du manque de nourriture et de la pollution croissante de l'eau», explique-t-il. La population de petits poissons dont ils se nourrissent exclusivement est décimée par la surpêche, tandis que les affluents de la mer du Nord, le Rhin et le Meuse, déversent toujours plus de produits toxiques, des pesticides notamment.
Marco, qui partage une cage avec Chencho, un autre mâle, et Martijn, une femelle, va bien désormais. Il a été tatoué et retournera à la mer dans deux à trois mois. «Quand il est arrivé, il ne voulait rien manger, il était complètement à plat», se souvient Lise Lotte, 26 ans, une salariée de la crèche, en enfournant un hareng dans le gosier d'un bébé phoque. «Regardez-le maintenant. Il mange tout seul et devient plutôt bagarreur, ça montre qu'il va mieux».
http://www.20minutes.fr/article/864882/creche-pays-bas-accueille-bebes-phoques-echoues

vendredi 3 février 2012

Froid : les oiseaux vulnérables

Les hommes souffrent du froid, les oiseaux aussi. "Le gel et la neige, qui se sont abattus soudainement et durablement sur la France, menacent la survie des oiseaux", dit la Ligue de protection des oiseaux (LPO) dans un communiqué. L'association invite les particuliers à installer des mangeoires et à y placer des aliments riches en lipides qui leur permettront de reconstituer leurs réserves pour résister aux longues et froides nuits d'hiver. "Ce soutien ne doit durer que pendant l'hiver (de fin novembre à mi-mars) et plus particulièrement durant la vague de froid. Il ne devra pas se prolonger au-delà, sous peine de rendre les oiseaux dépendants", précise la ligue.
L'association demande également aux autorités "le déclenchement immédiat des protocoles national et départementaux gel prolongé", une activation qui facilite la prise de décisions rapides en matière de suspension de la chasse. "Même si la chasse aux oiseaux d'eau est fermée depuis le 31 janvier pour la majorité des espèces, le froid violent actuel affecte sensiblement les oiseaux terrestres (grives, pigeons et bécasse des bois) qui restent chassables jusqu'au 10 ou 20 février, selon les départements", ajoute la LPO.

Les chatons ont 7 semaines

Un temps menacée d'extinction, la loutre reconquiert la Bretagne

Sa bonne bouille et son caractère facétieux lui valent un grand capital sympathie du public: la loutre d'Europe, hier en voie d'extinction, reconquiert lentement les cours d'eau de Bretagne, bastion de cette espèce en France avec le Massif central.
Depuis une vingtaine d'années, la loutre recolonise petit à petit les berges des rivières, les zones humides et marais du littoral des quatre départements breton auxquels s'ajoutent la Loire-Atlantique, mais aussi les villes côtières où elle trouve nourriture et protection.
La loutre, solitaire et souvent nocturne, est si discrète qu'il est difficile d'estimer le nombre d'individus dans la péninsule bretonne. "Peut-être entre 600 et 1.000", annonce prudemment le Groupe mammalogique breton (GMB), association de protection de la nature au service des mammifères sauvages.
"Le domaine vital de l'animal est très vaste. Il varie en fonction de la ressource alimentaire et de la capacité énergétique de la loutre (à chasser). En eau douce, il faut compter entre 7 et 15 km de rive pour une femelle et 35 km pour un mâle", explique le naturaliste et président du GMB Xavier Grémillet.
La chasse et le piégeage (interdits en 1972), le drainage des zones humides, puis l'urbanisation, l'aménagement du littoral et la densification du réseau routier ont failli faire disparaître le gracieux lutriné - famille des petits carnivores mustélidés comme la belette, l'hermine, la fouine, ou le furet - protégé depuis 1976.
La loutre d'Europe, dont la répartition géographique s'étend à toute l'Eurasie (d'où son nom de loutre eurasienne) des côtes de l'Atlantique jusqu'aux îles indo-malaises, était déjà au bord de l'extinction à la fin des années 1940 en France.
"Elle était considérée comme nuisible et elle représentait une source d'enrichissement facile. A l'époque, la peau d'une loutre, équivalait au prix d'un vélo. C'était une ressource pour le rural qui savait piéger", explique Xavier Grémillet.
A la fin des années 1980, "la population de +lutra lutra+ (nom scientifique), n'était à peine plus d'un millier en France, principalement dans le Massif Central et en Bretagne", explique Franck Simmonet, chargé de mission mammifères semi-aquatiques au GMB.
Le petit carnivore au corps fuselé et aplati a survécu principalement dans des "isolats", des noyaux durs d'une centaine d'individus dans les Montagnes noires et les Monts d'Arrée (centre-Bretagne) et quelques uns sur la presqu'île de Crozon (Finistère), selon Franck Simmonet.
doté de pattes courtes et palmées, d'un pelage imperméable et isolant, et d'une queue puissante qui lui sert de gouvernail et de propulseur, le "kidour" en Breton (chien d'eau) est un animal parfaitement adapté à la vie aquatique et peu sensible à la pollution des eaux, souligne Xavier Grémillet.
"La loutre eurasienne" qui se nourrit également en mer "a été observée dans les îles de Molène et de Ouessant (au large du Finistère). Ce sont des jeunes qui ont traversé à la nage après avoir quitté leur mère", signale-t-il.
A Brest, le parc de découverte des océans Océanopolis investit 1,9 million d'euros dans la création de plus de 400 m2 d'espace pour présenter des lutrinés au public à partir de 2013, annonce son responsable du service mammifères marins et oiseux.
Il y aura "deux ou trois loutres du Pacifique qui sont des mammifères marins" d'Amérique du nord et "un couple de loutres eurasiennes dont on espère qu'il nous donnera des loutrons. Ce serait sympa!", conclut Sami Assani.
http://www.lepoint.fr/societe/un-temps-menacee-d-extinction-la-loutre-reconquiert-la-bretagne-28-01-2012-1424821_23.php