Suite à un glissement de terrain, la clôture de l'élevage de cervidés de Corinne Robin a cédé, entraînant l'échappée des animaux. Six manquent encore. L'élevage fait l'objet d'une mise en demeure par la préfecture.
Un véritable drame du cerf. Sans mauvais jeu de mots, la mésaventure essuyée par Corinne Robin ne prête guère à sourire. Il y a un peu plus d'un mois, suite à un glissement de terrain sur les pentes abruptes des hauteurs d'Arrayou, la chute d'un arbre entraînait la rupture du grillage qui cercle son élevage de cervidés, sur une centaine de mètres (sur les 15 km d'enclos qui sécurisent les 42 ha de parc). Une brèche par laquelle la trentaine d'animaux s'échappait.
Du jamais vu jusqu'alors, en quinze ans d'existence, pour cet élevage unique en son genre. «Avec mon mari, nous aimions observer biches et cerfs dans la nature, raconte Corinne Robin. C'était une passion commune et nous avons décidé de créer cet élevage avec 15 biches et un cerf, ainsi que pléthore d'autorisations administratives.»
Un parcours semé d'embûches d'autant qu'il n'était pas porté par une volonté pécuniaire. «Pour réguler la population, qui a atteint jusqu'à 90 animaux, on fait un peu de viande…» Mais déjà, l'an dernier, la météo avait perturbé ce havre de paix. Les crues de la Géline ainsi que des glissements de terrain avaient fait voler piquets et grillages. Sans conséquence puisque tout l'équipement avait été redressé. Puis rebelote cet hiver. «Il y a eu plus d'arbres tombés cette année que sur les vingt dernières», peste Corinne Robin.
Lorsque le grillage cède à nouveau, le parc se vide et les cervidés retournent à leur nature, sauvage. Rapidement, 29 d'entre eux sont récupérés et rentrés dans une partie fermée de l'élevage. Mais six biches manquent à l'appel. Des habitués des bois qui, à Arrayou, semblent gêner. Sollicités par plusieurs voisins qui évoquent des nuisances et des dégâts sur leurs cultures, les services préfectoraux sont saisis. L'inspecteur de l'environnement visite l'élevage le 29 avril. Un arrêté est pris le 4 mai dans lequel Corinne Robin est mise en demeure de récupérer les animaux errants avant ce soir et de resécuriser l'enceinte d'ici fin mai. «C'est un combat pour les récupérer, concède Corinne qui, avec ses amis, multiplie les battues et les recherches, vaines jusqu'ici. Elles s'échappent au moindre bruit, Sans compter les chiens qu'elles fuient. Si seulement les gens, au lieu de se plaindre à l'administration, m'avaient contactée, cela aurait permis de les localiser et de les rentrer.» Car depuis, ni les caméras, ni le relevé des traces, ni les rares signalements, n'ont permis de situer les animaux qui semblent s'être séparés. «Ça fait un mois qu'on leur court derrière, à travers les bois, qu'on crapahute tous les soirs, dans la pampa. Là, je suis un peu désemparée car on arrive à la date butoir et elles sont toujours dehors.» Corinne a écrit à l'administration(DDCSPP) pour réclamer un délai supplémentaire. «Quand une vache s'échappe, on n'en fait pas toute une histoire. Je suis triste de les savoir dehors. D'autant plus que si je ne les rentre pas, elles pourraient être abattues, alors qu'elles sont sur le point de mettre bas.» Hier matin, Corinne est donc repartie sur ces pentes escarpées. «Un soir, on les tenait toutes regroupées. Elles s'étaient rapprochées de l'enclos mais ont fui au dernier moment. J'espère qu'on pourra les récupérer. Par respect de la nature et des animaux, nous n'avons jamais procédé à un abattage. J'aimerais qu'elles finissent leur vie tranquillement.»
http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/15/2104683-corinne-doit-retrouver-ses-biches-en-fuite-avant-ce-soir.html
vendredi 15 mai 2015
jeudi 14 mai 2015
Pyrénées: Première naissance d'un bouquetin depuis 100 ans
Lorsqu’il a aperçu le petit cabri avec sa mère, dans une forêt à 1.800 m d’altitude, dans la vallée d’Ustou, Jordi Estèbe n’a pas cherché à s’en approcher, bien au contraire. Chargé de l’étude du bouquetin au Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, ce spécialiste sait qu’il ne faut pas les déranger.
Et pourtant, ce n’est pas l’envie qui a dû lui manquer de voir le premier spécimen naître dans le massif français depuis la disparition de cette espèce il y a cent ans. Le cabri est le nom donné au bouquetin de moins d’un an.
Depuis le premier lâcher l’été dernier, l’Ariège a accueilli 32 spécimens, dont trois sont morts depuis. D’autres ont été relâchés dans les Hautes-Pyrénées par le Parc national des Pyrénées (PNP). Tous semblent bien s’acclimater, ce qui laisse présager des reproductions à venir.
Ariège : Les bouquetins sont bien dans leurs sabots
Un nouveau lâcher est prévu dans les jours à venir en Ariège et un autre devrait avoir lieu d’ici à la fin de l’année.
http://www.20minutes.fr/toulouse/1607951-20150514-pyrenees-premiere-naissance-bouquetin-depuis-100-ans
Et pourtant, ce n’est pas l’envie qui a dû lui manquer de voir le premier spécimen naître dans le massif français depuis la disparition de cette espèce il y a cent ans. Le cabri est le nom donné au bouquetin de moins d’un an.
Bonne acclimation
« Cette femelle est l’une des dix bouquetins lâchés le 20 avril dernier, elle s’est isolée pour mettre bas. Nous espérons avoir d’autres naissances dans les prochains jours, nous avons constaté qu’il y avait d’autres femelles gestantes », explique Jordi Estébe.Depuis le premier lâcher l’été dernier, l’Ariège a accueilli 32 spécimens, dont trois sont morts depuis. D’autres ont été relâchés dans les Hautes-Pyrénées par le Parc national des Pyrénées (PNP). Tous semblent bien s’acclimater, ce qui laisse présager des reproductions à venir.
Ariège : Les bouquetins sont bien dans leurs sabots
Un nouveau lâcher est prévu dans les jours à venir en Ariège et un autre devrait avoir lieu d’ici à la fin de l’année.
http://www.20minutes.fr/toulouse/1607951-20150514-pyrenees-premiere-naissance-bouquetin-depuis-100-ans
mercredi 13 mai 2015
Un python de 4 mètres inquiète un petit village de l'Ardèche
Depuis qu'une mue de serpent de 4 mètres a été découverte en bordure de garrigue, la petite commune ardéchoise de Labastide-de-Virac est en alerte. Le serpent rôde-t-il ? Ou est-ce une mauvaise blague ? "On n'a toujours pas trouvé l'animal, ni mort, ni vivant", explique le maire, Jacques Marron confirmant une information de la presse locale.
Ce que l'on sait: c'est une mue appartenant à un python, "forcément un animal qui était en captivité car on ne trouve pas de serpent de ce type dans la région". Il n'est pas venimeux mais "il peut s'attaquer à une chèvre, un chien et l'étouffer", détaille le maire.
Est-ce un canular ? Est-ce un propriétaire qui a relâché son animal car il n'en voulait plus ? Un serpent qui s'est échappé ? Le maire n'écarte aucune piste. Un herpétologue, spécialiste des reptiles et des amphibiens, a été dépêché sur place et fait des rondes régulièrement. Car "le seul moyen de le repérer, c'est de le voir. Avec les animaux à sang-froid, les caméras thermiques ne marchent pas, les chiens policiers non plus".
A priori, l'animal a peu de chance de survivre longtemps dans la nature car il n'a pas l'habitude de se nourrir tout seul. Mais les températures estivales pourraient donner un peu de répit à l'animal qui a besoin de chaleur. "Je ne veux pas qu'il y ait une psychose", assure le maire qui a toutefois pris un arrêté placardé sur tous les panneaux du village de 215 habitants: "surtout, surtout, si quelqu'un aperçoit le python, qu'il n'essaie pas de l'arrêter tout seul et qu'il prévienne immédiatement les autorités".
http://www.lindependant.fr/2015/05/13/un-python-de-4-metres-inquiete-un-petit-village-de-l-ardeche,2030175.php
Ce que l'on sait: c'est une mue appartenant à un python, "forcément un animal qui était en captivité car on ne trouve pas de serpent de ce type dans la région". Il n'est pas venimeux mais "il peut s'attaquer à une chèvre, un chien et l'étouffer", détaille le maire.
Est-ce un canular ? Est-ce un propriétaire qui a relâché son animal car il n'en voulait plus ? Un serpent qui s'est échappé ? Le maire n'écarte aucune piste. Un herpétologue, spécialiste des reptiles et des amphibiens, a été dépêché sur place et fait des rondes régulièrement. Car "le seul moyen de le repérer, c'est de le voir. Avec les animaux à sang-froid, les caméras thermiques ne marchent pas, les chiens policiers non plus".
A priori, l'animal a peu de chance de survivre longtemps dans la nature car il n'a pas l'habitude de se nourrir tout seul. Mais les températures estivales pourraient donner un peu de répit à l'animal qui a besoin de chaleur. "Je ne veux pas qu'il y ait une psychose", assure le maire qui a toutefois pris un arrêté placardé sur tous les panneaux du village de 215 habitants: "surtout, surtout, si quelqu'un aperçoit le python, qu'il n'essaie pas de l'arrêter tout seul et qu'il prévienne immédiatement les autorités".
http://www.lindependant.fr/2015/05/13/un-python-de-4-metres-inquiete-un-petit-village-de-l-ardeche,2030175.php
lundi 11 mai 2015
Lyon: Le chien fugue en prenant le bus
Un chien qui fugue... Jusque-là, rien d'étonnant. Sauf que l'animal en question s'est enfui en bus. Ce qui lui a valu d'avoir les honneurs de la presse locale ce lundi matin. Selon le Progrès qui relate cette aventure, le canidé, une femelle Jack Russel Terrier de 8 ans, a disparu sans que ses maîtres, résidant à Craponne ne s'en aperçoivent.
Ces derniers ont été tout surpris lorsqu'ils ont reçu un appel d'un vétérinaire situé dans le 9ème arrondissement de Lyon, leur indiquant que la petite boule de poil était chez lui. Selon toute vraisemblance, la chienne baptisée Chips, a sauté dans un bus, dont l'arrêt est situé en face de la maison, profitant ainsi de l'ouverture du portail.
Elle se serait ainsi laissé transporter une dizaine de kilomètres, jusqu'au terminus de la ligne dans le quartier de Gorge de Loup à Lyon. Un peu perdue, elle aurait été recueillie par une dame âgée, ayant eu l'idée de l'emmener chez un vétérinaire afin de retrouver son foyer
http://www.20minutes.fr/lyon/1605467-20150511-lyon-chien-fugue-prenant-bus
Ces derniers ont été tout surpris lorsqu'ils ont reçu un appel d'un vétérinaire situé dans le 9ème arrondissement de Lyon, leur indiquant que la petite boule de poil était chez lui. Selon toute vraisemblance, la chienne baptisée Chips, a sauté dans un bus, dont l'arrêt est situé en face de la maison, profitant ainsi de l'ouverture du portail.
Elle se serait ainsi laissé transporter une dizaine de kilomètres, jusqu'au terminus de la ligne dans le quartier de Gorge de Loup à Lyon. Un peu perdue, elle aurait été recueillie par une dame âgée, ayant eu l'idée de l'emmener chez un vétérinaire afin de retrouver son foyer
http://www.20minutes.fr/lyon/1605467-20150511-lyon-chien-fugue-prenant-bus
dimanche 10 mai 2015
samedi 9 mai 2015
Un loup abattu dans les Préalpes de Grasse samedi matin
Un loup a été abattu samedi matin peu après 6h à Saint-Vallier-de-Thiey, dans les Préalpes grassoises.
La préfecture avait annoncé jeudi dans un communiqué autoriser les tirs de loups à l'affût et à l'approche au-delà des battues, à la suite d'une nouvelle attaque de loup ce jeudi à Saint-Etienne-de-Tinée.
Le matin même en effet, un loup avait suivi et attaqué une biche jusque dans le jardin d'une habitation située en plein centre du village.
Les attaques du loup dans les Alpes-Maritimes représentent 35% des pertes connues au niveau national en 2014.
Au 30 avril, on dénombrait 156 attaques et 510 victimes attribuées au loup dans les Alpes-Maritimes depuis le début de l'année.
http://www.nicematin.com/grasse/un-loup-abattu-dans-les-prealpes-de-grasse-samedi-matin.2207347.html
La préfecture avait annoncé jeudi dans un communiqué autoriser les tirs de loups à l'affût et à l'approche au-delà des battues, à la suite d'une nouvelle attaque de loup ce jeudi à Saint-Etienne-de-Tinée.
Le matin même en effet, un loup avait suivi et attaqué une biche jusque dans le jardin d'une habitation située en plein centre du village.
Les attaques du loup dans les Alpes-Maritimes représentent 35% des pertes connues au niveau national en 2014.
Au 30 avril, on dénombrait 156 attaques et 510 victimes attribuées au loup dans les Alpes-Maritimes depuis le début de l'année.
http://www.nicematin.com/grasse/un-loup-abattu-dans-les-prealpes-de-grasse-samedi-matin.2207347.html
vendredi 8 mai 2015
Japon: Le zoo du Mont Takasaki va garder le nom de «Charlotte» pour un bébé singe, malgré la polémique
Le zoo du Mont Takasaki au Japon persiste et signe: il va garder le nom de «Charlotte» donné par la vox populi à un bébé singe en hommage à la petite princesse de Cambridge, malgré les cris d'orfraie de ceux qui jugent ce choix inconvenant.
Après 48 heures de controverse, le maire d'Oita, la commune du sud-ouest du Japon où est situé le parc animalier, a tranché. «Le public a choisi le très joli nom de "Charlotte", et je ne pense pas que ce soit un problème, nous allons donc garder "Charlotte"», a expliqué Kiichiro Sato qui a convoqué une conférence de presse pour en faire l'annonce.
Toutefois, dans un premier temps, la direction du parc a été inondée de protestations de Japonais choqués que l'on donne à un singe le même nom qu'un membre de la famille royale britannique. « D'abord nous avons surtout reçu des plaintes de gens déplorant un manque de respect à l'égard du peuple britannique. Mais ensuite des voix se sont élévées en faveur du nom (Charlotte), le trouvant acceptable parce que le bébé singe est mignon », a expliqué à l'AFP un responsable du Mt. Takasaki Wild Monkey Park.
Le parc animalier, qui a été contacté par plus de 500 personnes, a assuré qu'il n'avait pas voulu offenser la jeune princesse britannique. Interrogée, l'ambassade de Grande-Bretagne au Japon s'est refusée à tout commentaire. L'an dernier, un marsupial du zoo de Sydney avait été surnommé «George» en l'honneur du frère aîné de Charlotte, le prince George, lors d'une tournée du duc et de la duchesse de Cambridge en Australie. La famille royale britannique est très populaire au Japon -où elle contraste avec l'image sévère de la cour impériale du pays- comme en a témoigné la récente visite du prince William suivie pas à pas par les médias nippons
http://www.20minutes.fr/insolite/1604015-20150508-japon-zoo-mont-takasaki-va-garder-nom-charlotte-bebe-singe-malgre-polemique
Après 48 heures de controverse, le maire d'Oita, la commune du sud-ouest du Japon où est situé le parc animalier, a tranché. «Le public a choisi le très joli nom de "Charlotte", et je ne pense pas que ce soit un problème, nous allons donc garder "Charlotte"», a expliqué Kiichiro Sato qui a convoqué une conférence de presse pour en faire l'annonce.
Protestations
Appelés à trouver un nom pour un bébé macaque femelle, les visiteurs du parc animalier du Mont Takasaki avaient plébiscité à une écrasante majorité le patronyme de «Charlotte», d'après le nouveau bébé royal britannique. Il est de tradition, dans ce zoo, de demander aux visiteurs de baptiser le premier macaque né dans l'année.Toutefois, dans un premier temps, la direction du parc a été inondée de protestations de Japonais choqués que l'on donne à un singe le même nom qu'un membre de la famille royale britannique. « D'abord nous avons surtout reçu des plaintes de gens déplorant un manque de respect à l'égard du peuple britannique. Mais ensuite des voix se sont élévées en faveur du nom (Charlotte), le trouvant acceptable parce que le bébé singe est mignon », a expliqué à l'AFP un responsable du Mt. Takasaki Wild Monkey Park.
Le parc animalier, qui a été contacté par plus de 500 personnes, a assuré qu'il n'avait pas voulu offenser la jeune princesse britannique. Interrogée, l'ambassade de Grande-Bretagne au Japon s'est refusée à tout commentaire. L'an dernier, un marsupial du zoo de Sydney avait été surnommé «George» en l'honneur du frère aîné de Charlotte, le prince George, lors d'une tournée du duc et de la duchesse de Cambridge en Australie. La famille royale britannique est très populaire au Japon -où elle contraste avec l'image sévère de la cour impériale du pays- comme en a témoigné la récente visite du prince William suivie pas à pas par les médias nippons
http://www.20minutes.fr/insolite/1604015-20150508-japon-zoo-mont-takasaki-va-garder-nom-charlotte-bebe-singe-malgre-polemique
lundi 4 mai 2015
samedi 2 mai 2015
Une alouette monticole observée à Hyères, une première en France
Le petit oiseau a été vu ce mois-ci sur les salins d'Hyères, dans le Var. C'est la première fois qu'un spécimen est observé en France.
L'Alouette monticole est originaire des plaines de la Turquie à l'Iran et du Kazakhstan à l'Afghanistan.
Selon un article publié par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), ce petit être migrateur aurait fait une halte dans le Var au cours de son voyage avant d'en repartir dès le lendemain.
Au printemps, les salins d'Hyères accueillent de nombreux oiseaux migrateurs souvent fatigués par leur traversée de la Méditerranée.
http://www.nicematin.com/hyeres/une-alouette-monticole-observee-a-hyeres-une-premiere-en-france.2197523.html
L'Alouette monticole est originaire des plaines de la Turquie à l'Iran et du Kazakhstan à l'Afghanistan.
Selon un article publié par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), ce petit être migrateur aurait fait une halte dans le Var au cours de son voyage avant d'en repartir dès le lendemain.
Au printemps, les salins d'Hyères accueillent de nombreux oiseaux migrateurs souvent fatigués par leur traversée de la Méditerranée.
http://www.nicematin.com/hyeres/une-alouette-monticole-observee-a-hyeres-une-premiere-en-france.2197523.html
vendredi 1 mai 2015
Réchauffement climatique : une espèce animale sur six menacée
Selon le croisement de 131 études du monde entier, un chercheur américain a constaté que plus la température grimpait au fil des années, plus les animaux disparaissaient. Une espèce sur six est désormais menacée. Une inquiétante proportion que doivent avoir en tête les participants de la conférence sur le climat que Paris reçoit en décembre.
Il reste «très peu de temps pour éviter de graves conséquences pour la planète», a estimé cette semaine le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans la perspective de la conférence internationale sur le climat (Cop21) que Paris recevra en décembre.
Parmi les inquiétudes des dirigeants qui préparent l'événement, la survie de la faune et la flore. Or selon une étude publié jeudi dans la revue Science, une espèce animale sur six risque de disparaître sous les effets du réchauffement climatique si les émissions de dioxyde de carbone (CO2) se poursuivent au rythme actuel.
«Les résultats de cette étude suggèrent que les risques d'extinction vont s'accélérer avec la hausse des températures du globe, pour menacer jusqu'à 16% des espèces animales s'il n'y a pas de changement des politiques actuelles», écrit Mark Urban, principal auteur des travaux publiés et chercheur du département d'écologie et de biologie de l'Université du Connecticut (Etats-Unis). Ce scientifique a analysé 131 études du monde entier portant sur l'impact du changement climatique sur la faune et la flore, menées dans plusieurs régions du monde et selon différentes méthodes.
Des morts à chaque degré Celsius
Le scientifique a d'abord constaté que la perte de biodiversité s'accélérait pour chaque degrés Celsius d'accroissement de la température. En considérant l'hypothèse d'une augmentation de 2°C des températures mondiales d'ici la fin du siècle, l'étude permet de calculer que 5,2% des espèces seraient menacées extinction, contre 2,8% actuellement. Or cette hypothèse de réchauffement est jugée sous-estimée par la plupart des climatologues.
Avec une hausse de 3°C sur la même période, ce sont 8,5% des espèces qui pourraient disparaître. Et si le mercure grimpe de 4,3°C d'ici 2100, ce serait alors 16% des espèces animales qui seraient menacées!
Sans surprise, Mark Urban a également constaté que le danger d'extinction variait selon les régions du monde, selon qu'elles sont plus ou moins affectées par le réchauffement. Dans certains pays de l'hémisphère austral, où des habitats se réduisent sans possibilité pour des animaux, comme des reptiles et des amphibiens, de se déplacer suffisamment vite, les risques de disparition sont les plus élevés : jusqu'à 23% des espèces en Amérique du Sud et 14% en Australie et en Nouvelle-Zélande seraient menacés. L'Amérique du Nord et l'Europe sont les régions où le risque est le plus faible, avec 5 et 6% respectivement des espèces en danger.
Adapter les solutions
Selon le scientifique, 7,9% des espèces vont de toute manière disparaître à cause du réchauffement de la planète. Mais un travail de fond doit être fait pour éviter qu'il y en ait plus. «Nous avons un besoin urgent d'adopter des stratégies qui limitent le changement climatique si nous voulons éviter une accélération des extinctions animales sur la planète.»
Et de développer : «Nous devons aussi mieux comprendre les effets du réchauffement sur l'extinction des espèces pour permettre d'éclairer les décisions en matière de politique à suivre au international sur les coûts biologiques d'un échec à lutter contre le changement climatique et de mettre en oeuvre des stratégies de conservation pour protéger les espèces animales les plus menacées.»
Mercredi, le président français François Hollande a annoncé qu'il s'entretiendrait désormais tous les mois avec le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon pour préparer la Cop21 de décembre.
http://www.leparisien.fr/environnement/nature/rechauffement-climatique-un-espece-animale-sur-six-menacee-01-05-2015-4737685.php
Il reste «très peu de temps pour éviter de graves conséquences pour la planète», a estimé cette semaine le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans la perspective de la conférence internationale sur le climat (Cop21) que Paris recevra en décembre.
Parmi les inquiétudes des dirigeants qui préparent l'événement, la survie de la faune et la flore. Or selon une étude publié jeudi dans la revue Science, une espèce animale sur six risque de disparaître sous les effets du réchauffement climatique si les émissions de dioxyde de carbone (CO2) se poursuivent au rythme actuel.
«Les résultats de cette étude suggèrent que les risques d'extinction vont s'accélérer avec la hausse des températures du globe, pour menacer jusqu'à 16% des espèces animales s'il n'y a pas de changement des politiques actuelles», écrit Mark Urban, principal auteur des travaux publiés et chercheur du département d'écologie et de biologie de l'Université du Connecticut (Etats-Unis). Ce scientifique a analysé 131 études du monde entier portant sur l'impact du changement climatique sur la faune et la flore, menées dans plusieurs régions du monde et selon différentes méthodes.
Des morts à chaque degré Celsius
Le scientifique a d'abord constaté que la perte de biodiversité s'accélérait pour chaque degrés Celsius d'accroissement de la température. En considérant l'hypothèse d'une augmentation de 2°C des températures mondiales d'ici la fin du siècle, l'étude permet de calculer que 5,2% des espèces seraient menacées extinction, contre 2,8% actuellement. Or cette hypothèse de réchauffement est jugée sous-estimée par la plupart des climatologues.
Avec une hausse de 3°C sur la même période, ce sont 8,5% des espèces qui pourraient disparaître. Et si le mercure grimpe de 4,3°C d'ici 2100, ce serait alors 16% des espèces animales qui seraient menacées!
Sans surprise, Mark Urban a également constaté que le danger d'extinction variait selon les régions du monde, selon qu'elles sont plus ou moins affectées par le réchauffement. Dans certains pays de l'hémisphère austral, où des habitats se réduisent sans possibilité pour des animaux, comme des reptiles et des amphibiens, de se déplacer suffisamment vite, les risques de disparition sont les plus élevés : jusqu'à 23% des espèces en Amérique du Sud et 14% en Australie et en Nouvelle-Zélande seraient menacés. L'Amérique du Nord et l'Europe sont les régions où le risque est le plus faible, avec 5 et 6% respectivement des espèces en danger.
Adapter les solutions
Selon le scientifique, 7,9% des espèces vont de toute manière disparaître à cause du réchauffement de la planète. Mais un travail de fond doit être fait pour éviter qu'il y en ait plus. «Nous avons un besoin urgent d'adopter des stratégies qui limitent le changement climatique si nous voulons éviter une accélération des extinctions animales sur la planète.»
Et de développer : «Nous devons aussi mieux comprendre les effets du réchauffement sur l'extinction des espèces pour permettre d'éclairer les décisions en matière de politique à suivre au international sur les coûts biologiques d'un échec à lutter contre le changement climatique et de mettre en oeuvre des stratégies de conservation pour protéger les espèces animales les plus menacées.»
Mercredi, le président français François Hollande a annoncé qu'il s'entretiendrait désormais tous les mois avec le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon pour préparer la Cop21 de décembre.
http://www.leparisien.fr/environnement/nature/rechauffement-climatique-un-espece-animale-sur-six-menacee-01-05-2015-4737685.php
Inscription à :
Articles (Atom)