mardi 10 janvier 2012

samedi 7 janvier 2012

vendredi 6 janvier 2012

jeudi 5 janvier 2012

mardi 3 janvier 2012

Des vétérinaires au chevet des chiens de chasse grièvement blessés

« C’est vrai, il y a des dimanches soir, ici c’est quelque chose… » Du sang, des cris, des gens inquiets. Mais aujourd’hui, nous sommes jeudi et Laurent Brisbois, vétérinaire spécialisé chiens et chats à la clinique vétérinaire du Clairmatin, à Bourg-en-Bresse, n’a pas un emploi du temps trop chargé.
Ces dimanches dont il parle, ce sont les jours de chasse, de battues. La clinique a alors l’apparence d’un hôpital militaire en temps de guerre, et il doit parfois faire appel à un collègue pour faire face à l’arrivée de chiens blessés par les sangliers.
« On fait de la chirurgie de guerre. On détermine d’abord un ordre de priorité pour soigner les plus gravement touchés. On anesthésie et on fait de la couture. »
Les blessures causées par les défenses des sangliers ou par les morsures des femelles peuvent être très graves. Des muscles percés surtout. « La semaine dernière, j’en ai soigné un où la blessure était si profonde qu’on voyait le cœur battre. »
Et les chasseurs doivent avoir le leur bien accroché quand Laurent Brisbois leur demande un coup de main pour maintenir le chien. « Heureusement, les chiens courants, comme les beagles ou les anglo-français, sont plutôt d’un naturel sociable, les teckels c’est tout ou rien. » Ensuite, la soirée peut être longue, le vétérinaire peut passer facilement deux heures sur une victime.
« Il y a le nombre de chiens, mais il faut aussi plusieurs trousses de soins. » Après la couture, c’est souvent, pour les chiens, une bonne nuit à la clinique pour se remettre de l’anesthésie dans l’une des 17 cages qui leur sont réservées.
Ce jeudi, René Tarrare, un chasseur de Villereversure, revient avec Clovis, un anglo-français affublé d’une belle collerette pour l’empêcher de lécher sa plaie. Il y a une quinzaine de jours, il a été sérieusement touché à l’intérieur de la cuisse par un sanglier. Depuis, la blessure s’est rouverte quand Clovis a sauté une clôture.
Aujourd’hui, les soins seront légers. « Il est un peu âgé et une anesthésie, ça fatigue, on va se contenter de continuer à soigner sa plaie avec de la poudre… » La blessure semble impressionnante, mais Clovis est solide. « C’est la troisième fois que je l’amène cette année après des blessures d’un sanglier.
J’ai déjà déboursé 2 200 euros, un chien comme lui, ça vaut 3 000 euros », explique René. Son épouse en profite pour glisser une petite question au véto. « Le chocolat c’est dangereux pour les chiens ? Il a attaqué une plaquette. » Laurent Brisbois est rassurant. « En dessous de 100 grammes pour un chien de 10 kilos, pas de troubles. De toute façon, des symptômes nerveux seraient apparus avec des convulsions impressionnantes. »
Clovis va à peu près bien, il va continuer à se remettre avec un petit traitement à base d’anti-inflammatoires. Sa saison de chasse est terminée. Mais en quittant la clinique, il frétille devant le vétérinaire. Comme s’il savait que s’il retourne un jour au sanglier, ce sera grâce à lui.

http://www.leprogres.fr/ain/2011/12/26/des-veterinaires-au-chevet-des-chiens-de-chasse-grievement-blesses

dimanche 1 janvier 2012

L'histoire a tenu en haleine la Dordogne pendant plusieurs semaines, et aujourd'hui encore, on ignore l'épilogue. Mais où est passé Zouzou le renardeau ? Depuis le 8 juillet, l'animal a mystérieusement disparu.
Ce jour-là, les gardes de l'office national de la chasse devaient venir chercher Zouzou au domicile de la famille Delanes à Gardonne (Dordogne). Ainsi en avait décidé trois jours plus tôt le tribunal de Bergerac, qui avait ordonné la confiscation de l'animal le temps que les propriétaires du bébé renard se mettent en règle et obtiennent un certificat pour le détenir.


Depuis un an, Didier Delanes et sa femme Anna-Paul s'occupaient à temps plein du renardeau. Didier Delanes avait trouvé ce bébé renard en avril 2010, au bord de la route, sur le cadavre de sa mère ; et l'avait emporté pour l'élever. Début mars, l'office national de la chasse avait découvert l'animal, et engagé les poursuites classiques dans ce cas : élever un tel animal sauvage est interdit.
Une décision que les Delanes ne comprenait pas. Il est doux "comme un chien", expliquait la famille en avril. "Je ne comprends pas qu'on m'empêche de garder un renard, alors que des gens ont le droit d'avoir des pythons chez eux", pestait aussi Didier. Un comité de soutien s'était alors créé, une pétition circulait dans le village. Un groupe Facebook réunit aujourd'hui plus de 10.000 membres.
Alors, où est passé le renardeau ? Le jour où les gardes de l'office national de la chasse étaient attendus pour le ramener, "quelqu'un l'avait pris dans la nuit", selon Didier Delanes. Fin août, les maîtres de Zouzou ont engagé un nouvel avocat, Me Patrice Guillon. L'homme n'est pas un inconnu. C'est lui qui, début juillet, avait réussi à faire relaxer Jean-Claude Martin, le propriétaire de Juliette, une laie de la Drôme, dans une histoire qui ressemble étrangement à celle vécue par la famille de Gardonne.
http://www.sudouest.fr/2011/12/14/le-plus-recherche-de-l-annee-wanted-zouzou-un-bebe-renard-581054-4776.php