mercredi 10 août 2011

Haute-Loire : des centaines d’écrevisses victimes d’une épizootie

Les centaines d’écrevisses américaines, retrouvées mortes dans le lit du Dolaizon, à la sortie de Vals-près Le Puy, pourraient être victimes d’une épizootie propre à l’espèce. Les écrevisses de Haute-Loire dites à pied blanc ne sont pas touchées.
L’hécatombe dure depuis une seaine selon la fédération départementale de pêche qui suspecte une maladie contagieuse propre à l’écrevisse américaine intervenant au moment où sa mue la rend plus fragile.
Une hypothèse qui écarte en tous les cas une pollution dans le Dolaizon ou la Borne, ou tout autre déversement sauvage ayant pu causer une telle hécatombe aquatique.
L’écrevisse locale dite à pied blanc, espèce protégée que l’on trouve plus en amont de la zone où ont été découverts les nombreux cadavres, ne serait pas touchée par la maladie

http://www.leprogres.fr/haute-loire/2011/08/08/haute-loire-des-centaines-d-ecrevisses-americaines-victimes-d-une-epizootie

mardi 9 août 2011

La Baule. Trois dauphins retrouvés morts sur les plages

Trois dauphins se sont échoués, hier, à Mesquer, Le Croisic et La Baule (Loire-Atlantique). La météo serait à l’origine de ces décès.
Journée funeste dans les eaux de la Côte d’Amour. Hier matin, vers 9 h 15, à Mesquer, les gendarmes ont été prévenus de la présence d’un dauphin échoué sur la plage de Lanséria.
L’animal a aussitôt été enlevé par les services municipaux et confié à l’Océarium du Croisic. Un peu plus tard, au Croisic, un autre dauphin en état de décomposition avancée, a été retrouvé dans les rochers de Port aux Rocs.
La tempête en cause
Les deux mammifères, très abîmés, seront analysés aujourd’hui à l’océarium. Des tests permettront de les mesurer et de déterminer leur sexe et leur espèce. Toutes ces données seront ensuite transmises au Centre de recherches des mammifères marins de La Rochelle.
Hier à La Baule, les sauveteurs CRS ont suivi pendant une bonne partie de la matinée, un autre dauphin, blessé et désorienté, qui errait dans la baie.
L’animal s’est finalement échoué sur la plage en début d’après-midi. Mort également, mais moins abîmé que les deux autres, il devrait être autopsié, aujourd’hui, par les services de l’océarium du Croisic.
Les mauvaises conditions météorologiques du week-end seraient à l’origine du décès des dauphins. Désorientés et blessés, ils seraient venus s’échouer sur la plage, rabattus sur la côte par la tempête. Les responsables de l’océarium rappellent qu’il ne faut surtout pas toucher ou s’approcher de ces mammifères échoués, car ils sont porteurs de germes dangereux pour l’Homme

dimanche 7 août 2011

Le cerf, mascotte de la station de Gréolières, abattu

L’animal apprivoisé par les habitants de Gréolières-les-Neiges a été tué au milieu des immeubles tôt hier matin. Émotion et consternation
Il s’appelait Tito pour les uns, Grégoire pour les autres. Un beau cerf pas comme les autres. Apprivoisé depuis des années, il était devenu l’idole de Gréolières-les-Neiges, la station de ski de l’arrière-pays grassois. Et hier, petits et grands l’ont pleuré. Car le cervidé, aussi élégant qu’inoffensif, a été tué au petit matin. Lâchement.
C’est Bernard qui a donné l’alerte. « Je suis sorti promener mon chien comme d’habitude vers 7 heures. Et je suis tombé sur lui, au milieu du chemin, juste à côté de mon balcon. » L’animal a été abattu par-derrière. Net. Deux balles. Dont l’une dans la colonne vertébrale. « Une dame est partie en voiture vers 5 heures et l’a vu encore vivant. Si seulement j’étais sorti plus tôt… » regrette Bernard.
«Assassinat», «acte gratuit», «braconnage minable» ? Entre émotion et colère, les habitants de la station ne mâchent pas leurs mots à l’égard de l’auteur de cette odieuse mise à mort. Personne ne sait au juste. Qu’importe d’ailleurs. Tous rendent un dernier hommage à l’animal, déplacé au bord de la route et protégé par une bâche. Dans l’attente de son corbillard en provenance du centre d’équarrissage de Carnoules (83).

« Il y a un fou qui traîne avec un fusil »
Le drame s’est déroulé devant l’immeuble Les Campanules. Personne n’a rien vu ni entendu à cette heure matinale.
« On se dit qu’il y a un fou qui traîne ici avec un fusil muni d’un silencieux. L’été dernier, un sanglier que l’on avait aussi apprivoisé a été abattu. Et avant lui, un renard ! C’est pas possible de faire des choses pareilles, s’indigne Danièle qui nous a prévenus hier. Grégoire, on lui donnait à manger dans la main et il faisait comme ça pour nous remercier », poursuit-elle en inclinant la tête de côté.

Grégoire ou Tito, chacun avait ses habitudes et lui avait donné un petit nom. Mais c’est Joseph qui l’a apprivoisé voilà une dizaine d’années. Un jour d’hiver. « Il y avait beaucoup de neige. Tito en avait jusqu’au ventre. Il ne pouvait plus partir. Alors je lui ai donné à manger et il n’est plus jamais reparti. Je lui ai même aménagé un abri sous un balcon avec de la paille. Quand je l’appelais, il répondait », explique-t-il en imitant le brame du cerf. Depuis, il était devenu la mascotte du coin. Pour Simone, Cannoise propriétaire d’un appartement, c’était Grégoire. « On a affiché des photos de lui dans le hall de l’immeuble. Les enfants en étaient fous ! »
« C’est trop triste »
Stéphane, lui, mettait en garde les chasseurs qui viennent manger dans son restaurant, le Chalet du parc. « Je leur disais de faire attention à lui, ce n’était pas un cerf comme les autres. » Et puis il y a Alicia, écolière de 11 ans en vacances qui avait même raconté l’histoire de Grégoire à sa classe lors d’un exposé. « Il y a un an à peu près, il a eu un problème à l’œil. Les gens de la station ont appelé le vétérinaire et lui ont donné des médicaments alors ça s’est arrangé. Et maintenant, quand on va là-bas, on voit ses sabots, ses cornes et sa petite queue qui dépassent de la bâche. C’est trop triste. »

http://www.nicematin.com/article/derniere-minute/le-cerf-mascotte-de-la-station-de-greolieres-abattu

samedi 6 août 2011

Les jeunes Don Juan vieillissent mal

C'est la conclusion d'une étude menée sur des oiseaux...
Plus on drague dans sa jeunesse, moins on est vigoureux à l’âge mûr. Selon les conclusions d’une étude menée par les scientifiques du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et du CNRS, il faut choisir entre séduire au début de la vie et ralentir son vieillissement.
Cette étude, basée sur l’observation des parades sexuelles des outardes houbara mâles, une espèce d’oiseau vivant en Afrique du Nord, de l’âge de un an à 24 ans, a permis de faire le lien entre le comportement et le pouvoir fertilisant du sperme des oiseaux. Parmi les jeunes reproducteurs, ceux qui font les parades les plus exubérantes produisent un sperme de meilleure qualité que les autres. Mais avec l’âge, ces jeunes Don Juan vieillissent plus vite que leurs congénères et ont, au fil du temps, un sperme de moindre qualité, réduisant leurs chances de se reproduire à la fin de leur vie.
«L’investissement fait dans ces activités de parade pour attirer les femelles entrainent des bénéfices immédiats mais aussi des coûts en terme de qualité d’éjaculat tard dans la vie, résume Gabriele Sorci, du laboratoire de bio géosciences au CNRS- Université de Bourgogne. En général, un investissement très important dans des traits exprimés tôt dans la vie ont un effet sur les traits exprimés plus tard», explique-t-il à 20 Minutes.

Brûler la chandelle par les deux bouts, un comportement rationnel dans la nature

Il faudrait donc arbitrer entre une folle jeunesse et une belle vieillesse? «Dans la nature, il vaut mieux investir tôt car on ne sait pas si on deviendra vieux, explique Gabriele Sorci. On minimise ainsi le risque que le retour sur investissement soit nul. En garder sous le pied pour ses vieux jours ne confère pas d’avantage dans la nature.»
Les outardes houbara ont été choisies pour réaliser cette étude à cause de leur «caractère sexuel exubérant»: elles dépensent beaucoup d’énergie et de temps pour émettre leur signal sexuel. Mais le principe général qui se dégage de l’étude est applicable à toutes les espèces: ce que l’on fait jeune a des conséquences sur la manière dont on vieillit, y compris pour le vieillissement sexuel.
http://www.20minutes.fr/article/766702/jeunes-don-juan-vieillissent-mal

vendredi 5 août 2011

L'Afrique du Sud déploie l'armée pour protéger ses rhinos des braconniers

Pour lutter contre un braconnage de plus en plus organisé, ce sont désormais des soldats qui sont mobilisés dans le parc national du Kruger. Le rhinocéros est chassé pour sa corne, qui alimente le marché asiatique...
Les soldats dorment sous la tente, ne comptant que sur leur camouflage et sur leurs armes pour se protéger des prédateurs et surtout des braconniers, qui déciment mois après mois les rhinocéros sud-africains.
Depuis avril, ce sont des soldats de l'armée régulière sud-africaine qui sont déployés le long de la frontière du Mozambique, dans le mythique parc national Kruger, au nord-est du pays. Ils ont pour mission de combattre un braconnage de plus en plus professionnel et organisé, qui alimente le marché asiatique en poudre de corne.
«On n'est plus au temps du braconnier isolé qui venait chasser pour la viande, avec son piège, ses flèches ou son fusil de chasse», explique Ken Maggs, spécialisé dans la traque des braconniers dans le parc: «Maintenant il arrive prêt à se battre. C'est pour cela que nous adoptons désormais des tactiques militaires, ou para-militaires.»
Les braconniers traversent la frontière de nuit, équipés de lunettes de vision nocturne, de fusils d'assaut AK-47 (Kalachnikov) et de fusils de chasse. Les gardes trouvent parfois des messages de menace tracés dans le sable. Les patrouilles de l'armée, qui circulent avec un ranger du parc, arpentent le bush dès l'aube, tous les sens en alerte, pour repérer à la fois les prédateurs et les braconniers. Ces derniers sont les plus dangereux car, à plusieurs reprises, ils ont ouvert le feu sur les patrouilles. Depuis le début de l'année, 15 braconniers ont été tués, 9 blessés et 64 arrêtés lors d'accrochages avec l'armée.

Quarante rhinos tués en mars, deux en juin

Mars avait été le pire mois de toute l'histoire du parc Kruger pour les rhinocéros, avec 40 animaux tués, selon les militaires. Depuis le déploiement de l'armée, le nombre de tués a chuté à 30 en avril, 15 en mai et 2 seulement en juin. C'est la première fois que la tendance s'inverse depuis 2007. Cette année-là, 13 rhinos avaient été tués en Afrique du Sud, et leur nombre a augmenté sans cesse depuis, pour atteindre 333 l'an dernier.
Cette hécatombe amène des défenseurs de l'environnement à s'interroger sur le bien-fondé de la décision d'abattre la clôture qui séparait le parc Kruger de son voisin mozambicain, au début des années 2000. Elle a permis le libre passage des animaux, mais aussi des braconniers. Mais la lutte contre le braconnage ne résout qu'une partie du problème. Car la demande explose en Asie, où la médecine traditionnelle utilise la corne de rhinocéros à toutes les sauces.
«La récente flambée du braconnage a été attribuée à l'augmentation de la demande au Vietnam, où certains praticiens ont fait courir la rumeur que la corne de rhino était efficace dans le traitement du cancer», explique Alona Rivord, porte-parole de l'association écologiste WWF. La corne est faite de kératine, comme les ongles humains, et n'a aucune propriété médicinale reconnue par la science. La Chine a d'ailleurs officiellement prohibé son utilisation dans la médecine, mais l'Empire du milieu reste un grand importateur, l'interdiction n'étant guère respectée, selon les défenseurs des animaux.
Les rhinocéros noirs sont déjà menacés d'extinction, avec seulement 4.838 individus encore recensés à l'état sauvage dans le monde, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature. Leurs cousins les rhinocéros blancs sont encore 17.480. Ils sont même chassés légalement en Afrique du Sud, où le permis ne coûte que 50 rands (5 euros), regrette Rynette Coetzee, chef de projet d'un programme de défense des espèces menacées.
Chaque chasseur n'a droit qu'à un seul rhino par an. Mais la police a récemment arrêté un trafiquant thaïlandais en possession de 40 cornes, toutes obtenues légalement avec un permis de chasse. L'homme a affirmé que la corne de rhino se vendait actuellement 55.000 dollars le kilo, soit à peu près au prix de l'or après la récente flambée des cours.
Selon Mme Coetzee, les rangers des parcs manquent de véhicules pour pourchasser les braconniers, et ne sont pas toujours imperméables à la corruption, comme l'a démontré l'arrestation de l'un d'entre eux lundi, qui avait partie liée avec un gang de braconniers.
http://www.20minutes.fr/article/766082/afrique-sud-deploie-armee-proteger-rhinos-braconniers

mercredi 3 août 2011

Deux bébés ours dans l'été ariégeois

L'équipe de suivi de l'ours a communiqué hier sur deux oursons nés dans l'année et vus dans le Couserans : « Une observation visuelle d'une femelle adulte accompagnée d'au moins deux oursons de l'année a été validée sur le Couserans. Des randonneurs ont observé au moins 3 animaux jouant sur des plaques de neige pendant plus d'une heure le 28 juillet. Les photos prises à plusieurs centaines de mètres étaient difficiles à expertiser mais des relevés de poils, de crottes et d'empreintes effectués le 29 juillet permettent de confirmer la présence d'une femelle avec au moins deux oursons de l'année. Par ailleurs, une seconde observation visuelle effectuée le même jour, sur le même secteur évoque la présence de trois oursons sans que l'on puisse le valider pour l'instant. L'identité de la femelle n'est pas connue pour l'instant. » Plusieurs femelles adultes ont été vues sur le Couserans et certaines n'ont pas mis bas en 2010, elles sont donc susceptibles de mettre bas en 2 011 (Hvala lâchée en 2006 et Pollen née à Melles en 2007). Seule la récolte de matériel génétique (poils, crottes) permettra de déterminer le sexe des oursons de cette nouvelle portée et l'identité de la femelle. Du côté de l'association de sauvegarde du patrimoine d'Ariège Pyrénées cette information n'est pas considérée comme une bonne nouvelle, comme le lâchait hier Bruno Besche Commenge, du Couserans : « Il faut savoir ce qu'on veut. Soit on ensauvage le massif, soit on laisse les professionnels poursuivre l'élevage ».
http://www.ladepeche.fr/article/2011/07/31/1138226-polemique-deux-bebes-ours-dans-l-ete-ariegeois.html